Le survivant du Caron et Guay
Dany Dallaire a disputé 74 parties en saison régulière avec le Caron et Guay. Trois-Rivières le 4 février 2011. Photo: Terry Charland - Flageol Photo
(Trois-Rivières) De tous les joueurs qui étaient de la formation du Caron et Guay lors de la conquête de la coupe Futura en 2008, un seul porte encore l'uniforme du club trifluvien : Dany Dallaire. Un exploit dont il peut être fier dans une ligue où les joueurs voyagent plus fréquemment qu'une hôtesse de l'air.
Le rôle de gardien substitut peut être ingrat. Depuis le début de sa carrière dans la LNAH, Dallaire n'a jamais disputé plus de matchs que son autre coéquipier masqué. Son leadership est certainement une des qualités qui l'ont gardé dans l'uniforme bleu et rouge. « Ça m'apporte une certaine fierté. Cette longévité montre que je suis capable de performer sur et en dehors de la glace », lance le gardien de but.
Encore aujourd'hui, à sa cinquième saison dans la LNAH, le sympathique gardien ne se plaint pas de son rôle. « Je ne suis pas à une étape de ma vie où je vais bouder parce que je ne suis pas le partant. J'approche la game de la même façon. J'encourage et je soulève des points techniques à améliorer. Mais quand c'est moi qui est dans les buts, je suis le numéro un. »
L'année dernière, il a pris la recrue Julien Ellis sous son aile. L'ancien des Cataractes venait tout juste d'arriver dans la LNAH et il avoue avoir grandement profité de l'aide du numéro 39. « Si j'ai eu une bonne saison l'an passé, c'est à 95% à cause de lui. Il m'a beaucoup aidé. S'il me disait qu'il lâcherait, je ne saurais pas quoi faire. Il est très important pour moi », lance Ellis de manière très franche. En l'espace d'un an, les deux portiers ont développé une belle complicité. « C'est mon meilleur chum dans l'équipe et c'est ce qui facilite la communication », ajoute Dallaire.
Une ligue bien différente
Que ce soit du bout du banc ou devant le filet, l'ex-gardien des Patriotes a vu la LNAH et le Caron et Guay se métamorphoser à travers les années. « La ligue a tellement changé et l'attitude des gens est bien différente. À ma première année, j'étais intimidé par les foules. Mais maintenant, il y a moins de monde dans les arénas. Aussi, la ligue est moins robuste qu'avant. » Encore une fois cette année, Dany Dallaire vivra un changement de plus avec la venue de Carl Fleury derrière le banc. « Le fait que ce ne soit plus Dean (Lygitsakos), ça va être très différent. Il va falloir être patient avec tout le monde, que ce soit avec les joueurs ou la nouvelle direction. Mais en construisant une base solide, on peut se rendre jusqu'au bout et remporter les grands honneurs. »
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