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17 septembre 2021 - 10:30

« Courageuses de toute façon… À notre façon ! »

La 40e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes soulignée en Mauricie

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Shawinigan (CALACS Entraid’Action) et ses membres souligneront ce vendredi la 40e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes (JACVSFF) avec la campagne de sensibilisation « Courageuses de toute façon… À notre façon ! »

La Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes tire son origine des marches La rue, la nuit, femmes sans peur à la fin des années 1970, officialisée par l’ACCCACS (Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel) en 1981.

Historiquement, La rue, la nuit, femmes sans peur visait à dénoncer les violences sexuelles et reprendre pouvoir en permettant aux femmes d’occuper l’espace le plus public, mais le plus menaçant : la rue pendant la nuit.

Quarante ans plus tard, cette manifestation revendicatrice s’est transformée en la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes et les messages de sensibilisation se sont aussi transformés.

Mythe de l'agresseur inconnu

« La rue, la nuit, femmes sans peur » est très symbolique, car cela fait référence au mythe de l’agresseur inconnu pendant la nuit, ce qui implique un mythe particulier de ce qu’est une agression sexuelle, et ce qu’est une victime. Pourtant, il n’existe pas un type d’agression, un type de victime et encore moins une victime parfaite, il n’existe pas une manière de faire face à l’après-agression et ça, on en entend moins parler. Il est temps que ça change et que le vécu de chaque victime soit reconnu », souligne Roxanne Ocampo Picard, du RQCALACS.

En effet, les parcours de survivance sont pluriels et multiples et certains sont malheureusement encore perçus comme étant moins légitimes.

Le mythe de la victime parfaite, construit par les systèmes discriminatoires en place, persiste dans l’esprit collectif. Ces préjugés concourent à invisibiliser les expériences de plusieurs de nos communautés marginalisées - autochtones, ratissés, handicapés, LGBTQIA2+, les survivants avec un statut migratoire précaire, les survivants d’inceste, etc, ajoutant des obstacles importants dans la recherche de soutien ou de justice.

La 40e édition de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes souhaite rappeler et reconnaître que les survivantes et leurs parcours sont tous légitimes, quels qu’ils soient.

Ces trajectoires sont toutes empreintes de courage, un courage qui n’a certes pas été choisi, qui leur est imposé, mais qui est vécu selon les besoins et réalités de chacune.

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