Il faut remonter en 1903 pour retrouver la même situation
Une diminution de moitié du nombre de mariages associée au contexte sanitaire
On estime à 11 300 le nombre de mariages célébrés au Québec en 2020, une année marquée par la pandémie de COVID-19, ce qui représente une baisse de 49 % par rapport à 2019, une chute sans précédent.
Il faut remonter jusqu’à 1903 pour trouver un nombre aussi faible.
Ces résultats sont publiés dans le Bulletin sociodémographique de l’Institut de la statistique du Québec qui accompagne la diffusion des données provisoires sur les mariages et la nuptialité au Québec en 2020.
Le déclin des mariages a commencé au mois de mars 2020 et a été particulièrement important au début de l’été, saison durant laquelle la majorité des mariages de l’année sont habituellement célébrés. En mai, juin et juillet, la chute a été d’environ 70 % par rapport à la moyenne de 2015 à 2019.
Cette évolution découle notamment de la mise en place de mesures sanitaires visant à contrer la pandémie de COVID-19.
Si l’écart par rapport aux dernières années s’est réduit à partir d’août, les premiers résultats mensuels de 2021 indiquent que le nombre de mariages demeure en dessous de la moyenne.
Baisse moins importante pour les mariages célébrés devant un notaire
La diminution du nombre de mariages entre 2019 et 2020 (– 49 %) a été plus ou moins marquée selon différentes caractéristiques des mariages ou des personnes mariées.
Par exemple, la baisse apparaît plus forte pour les mariages célébrés par une personne désignée (– 69 %) ou par un ministre du culte (– 56 %), mais elle est nettement moindre pour les mariages célébrés par un notaire (– 14 %) ou encore par un greffier (– 39 %).
De même, la diminution a été plus importante parmi les couples formés de deux conjoints nés au Canada (– 60 %), tandis qu’elle apparaît moins marquée parmi les couples dont les deux conjoints sont nés à l’étranger (– 25 %) ou ceux dont un des conjoints est né à l’étranger (– 32 %).
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Une littératie de l'intelligence artificielle serait nécessaire pour les élèves
À l'approche de la rentrée scolaire, l'intelligence artificielle (IA) se fait bien présente dans les écoles, peu importe le niveau d'éducation. Pour un expert, l'enjeu de la rentrée n'est pas de savoir s'il faut permettre ou non l'utilisation de l'IA, mais bien d'apprendre aux élèves et aux professeurs à s'en servir intelligemment. «Je ...
LIRE LA SUITE
Les Québécois favorables à un droit à la fraîcheur pour contrer les vagues de chaleur
Les trois quarts des Québécois appuient la reconnaissance d'un droit à la fraîcheur, qui garantit des endroits sécuritaires à toute la population lors des épisodes de forte chaleur, indique un nouveau sondage Léger réalisé pour l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). Elle demande aux partis politiques de reconnaître le ...
LIRE LA SUITE
Les véhicules connectées soulèvent des questions relatives à la vie privée
Les véhicules modernes sont devenus de véritables centres numériques complexes qui surveillent et enregistrent en permanence vos faits et gestes. Telles sont les conclusions publiées dans un nouveau rapport de la Commission de l'éthique en science et en technologie (CEST). Ce rapport de 64 pages recense 12 risques majeurs pour la vie privée, ...
LIRE LA SUITE
