Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Rapport de Statistique Canada

Le Canada a franchi le cap des 38 millions d’habitants

durée 14h35
30 septembre 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Au cours du deuxième trimestre de 2020, la population canadienne a franchi le cap des 38 millions d’habitants pour atteindre 38 005 238 personnes le 1er juillet 2020, selon les faits saillants du rapport d'estimations démographiques trimestrielles publié aujourd'hui par Statistique Canada.

Il s’agit d’une hausse de 25 384 personnes (+0,1 %) par rapport au 1er avril 2020, et de la plus faible croissance pour un deuxième trimestre au cours de la période pour laquelle des données équivalentes sont accessibles.

Début des effets de la pandémie sur la démographie dès mars 2020

À titre de comparaison, les deuxièmes trimestres de 2018 et 2019 ont affiché deux des taux de croissance les plus élevés au cours de la même période (+0,5 %, dans les deux cas. Le taux de croissance du deuxième trimestre de 1989 s’est aussi établi à +0,5 %). Le ralentissement de la croissance observé au deuxième trimestre de 2020 est principalement attribuable aux répercussions de la pandémie de COVID-19.

Les effets démographiques de la pandémie ont commencé à se faire sentir en mars, lorsque 96 décès sont survenus et que des restrictions ont été imposées aux frontières internationales au milieu du mois. Les répercussions se sont accélérées au deuxième trimestre, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ayant déclaré 8 495 décès pendant ce trimestre et les restrictions aux frontières ayant entraîné une importante baisse de la migration internationale.

Toujours selon les données de l’ASPC, la plupart des décès liés à la COVID-19 au deuxième trimestre ont été concentrés au Québec (5 472) et en Ontario (2 639). Selon les estimations provisoires, on a dénombré 79 050 décès au deuxième trimestre de 2020, ce qui représente 8 532 (12,1 %) de plus qu’au deuxième trimestre de 2019, et le plus grand nombre de décès déclarés au cours d’un deuxième trimestre depuis le début du système actuel de comptabilité démographique.

La croissance démographique en partie due à la migration internationale

La migration internationale (les immigrants et le solde de résidents non permanents moins le l’émigration nette) est habituellement le principal facteur à l’origine de la croissance démographique du Canada, mais les restrictions imposées aux frontières internationales au milieu de mars ont eu une incidence importante sur ce facteur de croissance. La migration internationale a représenté plus de 50 % de la croissance au cours de tous les deuxièmes trimestres depuis 1994, atteignant un sommet de 86,5 % au deuxième trimestre de 2019. Cependant, elle a reculé pour se chiffrer à 38,2 % (+9 700 personnes) au deuxième trimestre de 2020.

Le reste de la croissance, 61,8 % (+15 684 personnes), est le résultat de l’accroissement naturel, ou le nombre de naissances (94 734) moins le nombre de décès (79 050). Cependant, en raison de la pandémie du COVID-19, l’accroissement naturel a été négatif au Québec (-400) pour la première fois en un trimestre depuis le début de la tenue de registres comparables (1971).

Le Canada a accueilli 34 271 immigrants au cours du deuxième trimestre de 2020, en baisse par rapport à 94 281 au cours du deuxième trimestre de 2019 (-63,7 %). Il s’agit du nombre le plus bas d’immigrants reçus au cours d’un deuxième trimestre depuis 1986 (24 418).

Perte des résidents non-permanents

Le solde de résidents non permanents au cours du deuxième trimestre de 2020 a été négatif pour la première fois depuis 1994. Cela signifie que le Canada a perdu plus de résidents non permanents qu’il en a gagnés au cours du deuxième trimestre de 2020, ce qui a entraîné une perte nette de 24 768. Une grande partie de ces pertes est attribuable aux détenteurs de permis d’études et à une réduction du nombre de demandeurs d’asile, en conformité aux attentes compte tenu des restrictions de voyage liées à la pandémie.

Pour le deuxième trimestre de 2020, la croissance démographique la plus élevée a été enregistrée au Nunavut (+1,0 %). Terre-Neuve-et-Labrador (-0,2 %), la Saskatchewan (-0,1 %) et les Territoires du Nord-Ouest (-0,1 %) ont tous perdu une part de leur population pendant le deuxième trimestre de 2020. Comparativement aux taux de croissance du deuxième trimestre de 2019, toutes les provinces ont affiché une croissance inférieure au deuxième trimestre de 2020. C’est aussi la première fois que la Saskatchewan enregistre une perte de population au deuxième trimestre depuis 2005.

La Colombie-Britannique (+7 940) et la Nouvelle-Écosse (+1 443) sont les provinces qui ont profité le plus de la migration interprovinciale au cours du deuxième trimestre. Les pertes de population les plus importantes en raison de la migration interprovinciale ont été observées en Saskatchewan (-2 874), en Alberta (-2 733), au Manitoba (-1 837) et en Ontario (-1 435).

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Le poids du Québec dans le Canada se maintient malgré une légère baisse de population

La population du Québec a légèrement diminué en 2025 après une croissance exceptionnelle de 2022 à 2024, mais le poids démographique de la province au sein du Canada est demeuré intact en raison d’une baisse dans le reste du Canada également. L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoile ce mercredi une série de données qui font état de ...

Publié hier à 16h30

La Marche SP 2026 pour conclure le mois de la sensibilisation

Comme chaque année, la Marche SP, organisée par SP Canada – Région Mauricie, se tiendra le dernier dimanche de mai, soit le 31 mai. C’est donc en beauté que se conclura le mois de la sensibilisation à la sclérose en plaques. Les personnes intéressées à démontrer leur appui à la cause sont invitées à s’inscrire pour venir marcher à l’un des ...

Publié hier à 12h30

Nouvelle étude sur l'impact de l'alimentation sur le comportement des enfants

Les enfants à qui l'on offre des collations sucrées sont ensuite plus agités que ceux à qui l'on offre plutôt des fruits et légumes, ont constaté des chercheurs norvégiens qui se sont intéressés pour une des premières fois à cette association chez les enfants de quatre ans. Cela correspond aux résultats obtenus par d'autres études menées chez des ...