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De l'aide pour les couples infertiles

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23 mars 2012
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Par Nicolas Ducharme

Plusieurs couples infertiles de Trois-Rivières pourront peut-être réaliser le rêve d'avoir un enfant plus facilement. La clinique de procréation médicalement assistée de Trois-Rivières a officiellement ouvert ses portes vendredi matin, donnant la chance aux couples touchés par ce problème de recevoir un suivi près de leur lieu de résidence.

Ainsi, les femmes, les couples infertiles, mais aussi ceux aux prises avec une maladie génétique transmissible aux enfants pourront bénéficier des services de la clinique, et ce, gratuitement.

« Il faut tout d'abord trouver la cause de l'infertilité, et ensuite trouver le traitement approprié », explique la docteure Estelle Bélanger.

Les femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec pourront donc recevoir les traitements de base, comme la stimulation ovarienne, les traitements par médicaments oraux et l'insémination artificielle. De plus, elles pourront obtenir un suivi avant et après la fécondation.

Toutefois, si le besoin d'une fécondation in vitro se pose, les couples devront alors se rendre au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, où une toute nouvelle clinique de fertilité a été inaugurée en décembre.

Selon la députée Danielle Saint-Amand, la venue d'une telle clinique dans la région était plus que nécessaire.

« Trois-Rivières n'a plus rien à envier aux grands centres. Nous avions beaucoup d'appels à mon bureau de comté de gens qui désiraient savoir comment la venue de cette clinique allait se passer. Ils ont envie de donner la vie. »

Déjà, 150 couples et femmes de la région ont profité des services de la clinique qui a amorcé ses activités en juillet dernier.

Moins de grossesses multiples

L'arrivée d'une telle clinique, la cinquième au Québec, et de la gratuité des frais de fécondation in vitro, pourrait faire gonfler la facture du programme à plus de 80 millions $ par année, selon les chiffres rendus publics le ministère.

De l'avis du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, l'État sortira toutefois gagnant à long terme.

« Par le passé, le nombre de grossesses multiples se chiffrait à 30 %, puisque plusieurs œufs étaient fécondés. C'était fréquent de voir des bébés prématurés. Depuis la venue du programme, ce chiffre est passé à 7,6 %, ce qui représente le meilleur taux au Canada et aux États-Unis. »

Le Dr Bolduc maintient donc que les coûts économisés en raison de cette baisse du nombre de naissances prématurés sont supérieurs au budget disponible pour le programme de fécondation assistée.

De plus, les 1500 naissances prévues par année grâce à la gratuité de la fécondation assistée compenseront pour la légère baisse de natalité qu'a connue le Québec en 2011, affirme le ministre.

La création de cette clinique a nécessité un investissement de 350 000 $ de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux apporte un soutien financier de 400 000 $ par an, en plus d'un financement de 100 000 $ pour l'achat d'un échographe.

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