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UQTR : la rectrice ne cédera pas à la pression des étudiants

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19 mars 2012
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Par Nicolas Ducharme

Les étudiants de l'UQTR comptent se faire entendre. Ils ont lancé un ultimatum à la rectrice Nadia Ghazzali et lui demandent de suspendre les cours avant midi lundi. La direction de l'institution a toutefois refusé d'obtempérer à la demande de sa clientèle.

Dans un communiqué émis en matinée, l'Association générale étudiante de l'UQTR (AGE UQTR) « juge que l'administration de l'UQTR met en péril la paix sociale sur le campus en accentuant la confusion et la tension entre les étudiants. »

Selon l'AGE UQTR, « elle seule portera la responsabilité des actes répréhensibles commis sur le campus. L'AGE UQTR souhaite qu'elle fasse preuve d'autorité et suspende les activités de cours en respect de la grève générale illimitée dûment votée par ses étudiantes et ses étudiants. »

La porte-parole de l'UQTR, Guylaine Beaudoin, a affirmé à TVA Nouvelles que l'institution n'avait pas l'intention de lever les cours lundi après-midi et que les professeurs devaient continuer à donner leur cours, sauf si la sécurité des étudiants est compromise.

Le président de l'AGE UQTR, Hugo Mailhot-Couture, déplore l'attitude de la rectrice.

« Nous pensions que nous étions dans un bras de fer avec le gouvernement, mais nous le sommes avec notre propre université. Nous allons réagir en conséquence. »

Celui-ci promet que des actions supplémentaires seront prises puisque la demande n'a pas été acceptée par la direction de l'UQTR. Il refuse toutefois d'en préciser la teneur.

Pendant ce temps, environ 300 étudiants tiennent des piquets de grève, dans une ambiance festive, à chacune des entrées de l'université. Bien qu'ils n'empêchent personne d'entrer sur le campus, les automobilistes désirant y accéder sont grandement ralentis, ce qui a causé une longue filée de voitures sur le boulevard des Forges ce matin.

Même si certains ont montré des signes d'impatience, plusieurs conducteurs ont signalé leur appui à la cause d'un coup de klaxon.

Les étudiants occupent aussi le pavillon Pierre-Boucher, où se trouvent les bureaux de Mme Ghazzali.

Opération commandos

Par ailleurs, les étudiants ayant fait le choix d'assister à leur cours ce matin ont reçu la visite d'opérations commandos. Un groupe d'étudiants se chargeait de faire éruption dans la salle de classe, armé d'instruments de musique plus ou moins artisanaux.

Demandant cinq minutes pour expliquer la raison de leur visite, ils exigeaient ensuite aux étudiants présents de quitter la salle de cours, sans quoi, leur tintamarre assourdissant allait empêcher la tenue du cours.

Réunis à la cafétéria après avoir vu leur cours prendre fin abruptement, quatre étudiants déploraient ces commandos.

« Nous avons voté contre la grève, alors nous voulons aller à nos cours. Nous respectons leur droit de manifester, mais nous aimerions avoir le droit d'aller en classe. L'école a décidé de donner les cours, alors nous avons pris la décision d'y aller », laisse savoir Simon Vallée.

« Ils sont entrés dans la classe et nous ont parlé. Ils nous ont dit que si nous ne sortions pas, ils allaient faire du bruit pour nous déranger de façon à ce que le cours ne puisse se donner. De toute façon, nous étions seulement 10 dans la classe », explique Florian Millereau.

« Je trouve qu'ils s'y sont pris de la bonne façon, lance Simon Roy à propos des piquets de grève. C'était civilisé. Par contre, ce que je déplore, c'est que tous ceux qui ont voté en faveur de la grève ne sont pas ici. Il n'y en avait pas 1000 ce matin. »

Les étudiants de l'UQTR sont en grève générale illimitée depuis le 15 mars, une première dans l'histoire de l'institution mauricienne.

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