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Incursion dans un univers mystérieux

durée 09h45
7 mars 2012
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Par Guillaume Jacob

Difficile de saisir la réalité des entendeurs de voix. Trop souvent victimes de préjugés parce que mal compris, trois d'entre eux ont accepté de briser le silence en témoignant de leur situation.

Marie*

Des recherches tendent à démontrer que les traumatismes de vie peuvent déclencher l'apparition de voix. Pour Marie, les voix auraient commencé après une agression sexuelle subie alors qu'elle était encore enfant. Au nombre de deux (un homme et une femme) « ses » voix sont d'humeur changeante. « Parfois elles me donnent des ordres, elles veulent que je me mutile, me disent que je ne suis pas game. D'autres fois, elles me disent que je suis belle, que je suis fine. Elles m'aident même à retrouver des objets que j'ai égarés. »

Elle participe aux réunions depuis plus d'un an. « Quand je reviens chez moi après les réunions, je suis plus calme. Mes voix sont moins envahissantes. »

René

René entend des voix depuis environ deux ans et a la fâcheuse habitude de voir des complots un peu partout. « J'ai souvent l'impression que les gens peuvent lire dans mes pensées », indique le jeune homme dans la vingtaine. Chaque fois qu'une coïncidence apparaît, « ses » voix suggèrent la conspiration. « J'ai parfois l'impression que tout le monde est au courant de ce qui se passe, à mon insu », note-t-il avec le sourire.

Pour lui, les ateliers d'Entendons-nous permettent de dédramatiser sa situation. « Le psychiatre, il ne les entend pas, lui, les voix. Et les médicaments, ça aide, mais ça prend aussi d'autres trucs. » Neuf mois après avoir commencé les rencontres, il est retourné au travail, même s'il avait à son dossier une contrainte sévère à l'emploi. Un des trucs qu'il a développé est de donner rendez-vous à ses voix le soir pour qu'elles le laissent tranquille pendant le jour, alors qu'il travaille dans un centre de tri.

Libéré du poids de l'isolement, il se garde en forme, mange bien, dort comme il faut et poursuit une passion : la poésie.

André

André n'entend pas des voix, mais plutôt des bruits. Des bruits qui sont source d'angoisse. « Les sons que j'entends sont accompagnés de sentiments de peur. » L'homme présume que ce sont là des séquelles de ses treize années d'orphelinat durant lesquelles il été violenté à répétition.

« Les rencontres d'Entendons-nous m'ont appris à développer des mécanismes pour être capable de m'arrêter et de contrôler la situation. »

*Nom fictif

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