Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

« Il faut aussi sortir les régimes de retraite des mains des entreprises » -Noëlla Champagne

durée 11h10
29 février 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Nicolas Ducharme

La députée de Champlain, Noëlla Champagne, a depuis longtemps fait des régimes de retraite sous-financés un de ses chevaux de bataille. Selon elle, les gouvernements se doivent d'obtenir des garanties avant de permettre aux entreprises des allongements pour renflouer les fonds de retraite de leurs employés.

Il faut dire qu'il serait difficile pour Mme Champagne de ne pas être sensible à ce dossier, elle qui, de la fenêtre de son bureau de comté, peut voir les restes d'Aléris. Les employés ont perdu 32% de leur régime de retraite quand lors de la fermeture de cette usine de transformation d'aluminium.

Puisque les employés apparaissent au dernier rang des créanciers lors d'une faillite, les 350 travailleurs d'Aléris n'ont pu profiter de la vente des équipements et de la bâtisse pour renflouer les coffres de leur fonds de pension.

La députée craint que des exemples de la sorte se multiplient. « La plupart des régimes de compagnies sont déficitaires et sous-capitalisés. Je me demande si ce n'est pas la nouvelle façon de faire avant de se mettre sur la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies pour ainsi éviter de payer les créanciers. »

Selon Noëlla Champagne, les compagnies qui bénéficient d'allègements dans le délai légal pour rembourser les fonds de retraite sous-capitalisés devraient en échange fournir des garanties qui pourraient être utilisées en cas de faillite.

« Ils n'ont plus de liquidités, mais ils ont des immeubles et de la machinerie. Ainsi les employés seraient assurés d'être protégés. Mais le gouvernement refuse d'en demander. »

D'ailleurs, elle doute que les allongements donnés aux entreprises sont une solution valable à long terme.

« Il y a un exercice de réflexion sur l'avenir de nos régimes de retraite qui s'impose, qu'il y ait des élections ou pas. Je n'accepte pas qu'on traîne le renflouement des caisses de retraite en longueur et que nous ne fassions que colmater les brèches. »

Une réforme nécessaire

Mme Champagne est d'avis que de demander des garanties n'est que le premier pas dans la bonne direction pour assurer les travailleurs d'une retraite confortable.

« Il faut aussi sortir les régimes de retraite des mains des entreprises. Ils doivent être gérés autrement. On est en danger. C'est terminé l'époque où les gens travaillaient au même endroit toute leur vie. La situation économique ne le permet plus. »

La députée de Champlain espère maintenant voir les employés prendre contrôle de leur caisse de retraite grâce à des régimes à cotisation déterminée. L'employeur ne serait donc pas responsable des déficits, mais ne pourrait plus s'en servir pour rembourser ses dettes.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Les orthophonistes s'inquiètent du temps d'écran des tout-petits

Trop de parents ignorent encore les effets négatifs que les écrans peuvent avoir sur le développement de leurs enfants en bas âge, déplore l'Association d’orthophonistes et des audiologistes du Québec. De nombreuses études établissent une corrélation entre le temps d'écran d'enfants de moins de cinq ans et les risques de développer un retard de ...

Publié le 3 mai 2026

Une recherche vise à permettre la détection du cancer par prise de sang, sans biopsie

Le jour n’est pas si loin où une simple prise de sang permettra aux personnes atteintes de cancer de ne plus devoir se soumettre à des chirurgies pour extraire des tissus cancéreux – ce qu’on appelle communément une biopsie – pour avoir un suivi de leur maladie ou même pour la diagnostiquer. La prise de sang devient alors ce que les experts dans ...

Publié le 3 mai 2026

D'après Statistique Canada, le taux de pauvreté demeure stable à 11 %

Statistique Canada indique que le taux de pauvreté du pays a à peine bougé en 2024, demeurant plus de 50 % au-dessus des niveaux de 2020. L’organisme précise que 11 % des Canadiens — soit environ 4,5 millions de personnes — vivaient dans la pauvreté en 2024, comparativement à 11,1 % en 2023 et à 7 % en 2020. Statistique Canada ajoute que le ...