Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Pas de grève à l'UQTR

durée 16h27
13 octobre 2011
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Nicolas Ducharme

Les étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont fait leur choix. Ils ne seront pas en grève le 10 novembre prochain lors de la manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité.

C'est par une majorité de 60% que les étudiants se sont opposés à la motion. L'assemblée avait lieu sur le coup de 11h30 mercredi.

Ce résultat ne signifie toutefois pas que les étudiants sont en faveur de la hausse des frais de scolarité. C'est plutôt le fait de déclencher une grève qui a obtenu leur désaccord. « Je suis contre la hausse, mais je suis aussi contre le moyen de pression qu'est une grève. Chaque personne décide l'impact qu'il veut avoir. S'il faut manquer un cours, qu'on le manque! Mais c'est notre choix personnel et non pas celui des 13 000 personnes à l'Université », fait valoir Jean-Simon Dick-Boisvert, étudiant en ingénierie.

Il s'agit d'un dur coup pour le mouvement étudiant qui espérait bien pouvoir compter sur un maximum de personnes à la manifestation du 10 novembre. Ce résultat ne signifie pas pour autant que l'UQTR ne sera pas présente lors de cet événement selon Hugo Mailhot-Couture, président de l'Association générale étudiante de l'UQTR. « Avant même le vote, notre plan A était que grève ou pas, nous allions participer à la manifestation. Nous avons déjà des autobus prévus en collaboration avec différents groupes communautaires ainsi que des syndicats. »

Faible taux de participation

Les contestations étudiantes semblent avoir de moins en moins la cote chez la population universitaire trifluvienne. À peine une centaine d'entre eux étaient présents lors de ce vote pourtant important. C'est que la direction de l'institution n'avait pas accordé de levée de cours pour cette assemblée.

Hugo Mailhot-Couture jette la pierre à l'UQTR dans ce dossier. « Le taux de participation m'a déçu. L'Université s'est clairement affichée contre toute levée de cours pour ce qui est d'un vote sur une manifestation. C'est quelque chose de déplorable et c'est museler la démocratie. »

Du côté de l'UQTR, on explique que ce refus est dû à des raisons techniques. « C'est dans notre politique à l'Université de n'accorder qu'une seule levée de cours par année, ce qui a été fait dans un autre dossier », souligne Annie Michaud, responsable des relations avec les médias à l'UQTR.

La manifestation nationale du 10 novembre, qui regroupera la Fédération étudiante collégiale du Québec et la Fédération étudiante universitaire du Québec, se tiendra à Montréal. Hugo Mailhot-Couture espère que la participation sera supérieure à celle qui s'est tenue dans les rues de Trois-Rivières le 4 octobre, où seulement 150 personnes ont fait entendre leur voix. « C'est une manifestation qui est annoncée depuis longtemps. Les gens sont au courant et sont intéressés à y aller parce que c'est un gros regroupement », explique-t-il.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 9h00

Les consommateurs de cannabis ne sont pas tous «problématiques», rappelle une étude

Les consommateurs de cannabis ne sont pas tous «problématiques», rappelle une étude québécoise, ce qui permet justement d'identifier les stratégies à adopter pour éviter que la consommation ne le devienne. Règle générale, ont constaté les chercheurs, les consommateurs de cannabis non problématiques sont des femmes; n'en consomment ...

Publié hier à 18h00

Ottawa élargit l'accès au système Entrée express pour certains immigrants

La ministre de l'Immigration, Lena Diab, ajoute trois nouveaux volets de résidence permanente au système Entrée express du Canada. Ces volets couvrent diverses professions, notamment les chercheurs et le personnel militaire. Ils sont également ouverts aux cadres supérieurs possédant une expérience de travail au Canada et s'inscrivent dans la ...

Publié hier à 12h00

Un vaccin développé au Québec pourrait protéger les enfants de trois maladies

Un vaccin en cours de développement par une équipe de l'Université Laval pourrait un jour protéger les tout-petits de trois maladies différentes, dont le redoutable virus respiratoire syncytial (VRS). Il s'agirait du tout premier vaccin contre les virus respiratoires pour les enfants de six mois à cinq ans. «En ce moment, il faut savoir qu'il ...