Pas de grève à l'UQTR
Les étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont fait leur choix. Ils ne seront pas en grève le 10 novembre prochain lors de la manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité.
C'est par une majorité de 60% que les étudiants se sont opposés à la motion. L'assemblée avait lieu sur le coup de 11h30 mercredi.
Ce résultat ne signifie toutefois pas que les étudiants sont en faveur de la hausse des frais de scolarité. C'est plutôt le fait de déclencher une grève qui a obtenu leur désaccord. « Je suis contre la hausse, mais je suis aussi contre le moyen de pression qu'est une grève. Chaque personne décide l'impact qu'il veut avoir. S'il faut manquer un cours, qu'on le manque! Mais c'est notre choix personnel et non pas celui des 13 000 personnes à l'Université », fait valoir Jean-Simon Dick-Boisvert, étudiant en ingénierie.
Il s'agit d'un dur coup pour le mouvement étudiant qui espérait bien pouvoir compter sur un maximum de personnes à la manifestation du 10 novembre. Ce résultat ne signifie pas pour autant que l'UQTR ne sera pas présente lors de cet événement selon Hugo Mailhot-Couture, président de l'Association générale étudiante de l'UQTR. « Avant même le vote, notre plan A était que grève ou pas, nous allions participer à la manifestation. Nous avons déjà des autobus prévus en collaboration avec différents groupes communautaires ainsi que des syndicats. »
Faible taux de participation
Les contestations étudiantes semblent avoir de moins en moins la cote chez la population universitaire trifluvienne. À peine une centaine d'entre eux étaient présents lors de ce vote pourtant important. C'est que la direction de l'institution n'avait pas accordé de levée de cours pour cette assemblée.
Hugo Mailhot-Couture jette la pierre à l'UQTR dans ce dossier. « Le taux de participation m'a déçu. L'Université s'est clairement affichée contre toute levée de cours pour ce qui est d'un vote sur une manifestation. C'est quelque chose de déplorable et c'est museler la démocratie. »
Du côté de l'UQTR, on explique que ce refus est dû à des raisons techniques. « C'est dans notre politique à l'Université de n'accorder qu'une seule levée de cours par année, ce qui a été fait dans un autre dossier », souligne Annie Michaud, responsable des relations avec les médias à l'UQTR.
La manifestation nationale du 10 novembre, qui regroupera la Fédération étudiante collégiale du Québec et la Fédération étudiante universitaire du Québec, se tiendra à Montréal. Hugo Mailhot-Couture espère que la participation sera supérieure à celle qui s'est tenue dans les rues de Trois-Rivières le 4 octobre, où seulement 150 personnes ont fait entendre leur voix. « C'est une manifestation qui est annoncée depuis longtemps. Les gens sont au courant et sont intéressés à y aller parce que c'est un gros regroupement », explique-t-il.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L’Ordre des travailleurs sociaux propose 5 pistes pour renforcer les services sociaux
«Ça prend des services sociaux qui sont plus forts au Québec», plaide la présidente de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Valérie Fernandez. L'Ordre propose cinq solutions pour y arriver. Ces propositions sont adressées aux partis politiques tout juste avant le déclenchement de la ...
LIRE LA SUITE
Une littératie de l'intelligence artificielle serait nécessaire pour les élèves
À l'approche de la rentrée scolaire, l'intelligence artificielle (IA) se fait bien présente dans les écoles, peu importe le niveau d'éducation. Pour un expert, l'enjeu de la rentrée n'est pas de savoir s'il faut permettre ou non l'utilisation de l'IA, mais bien d'apprendre aux élèves et aux professeurs à s'en servir intelligemment. «Je ...
LIRE LA SUITE
Les Québécois favorables à un droit à la fraîcheur pour contrer les vagues de chaleur
Les trois quarts des Québécois appuient la reconnaissance d'un droit à la fraîcheur, qui garantit des endroits sécuritaires à toute la population lors des épisodes de forte chaleur, indique un nouveau sondage Léger réalisé pour l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). Elle demande aux partis politiques de reconnaître le ...
LIRE LA SUITE