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Pyrrhotite: SNC-Lavalin responsable à 70%

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12 juin 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

La Cour supérieure a donné raison aux 69 demandeurs du recours collectif intenté contre SNC-Lavalin et son géologue Alain Blanchette, ainsi que les bétonnières et les entrepreneurs dans le dossier de la pyrrhotite. La firme d’ingénierie devra assumer 70% des dommages causés par la pyrrhotite.

Dans son jugement phare rendu public aujourd’hui, le juge Michel Richard condamne SNC-Lavalin, Carrière B. & B inc. et Construction Yvan Boisvert inc. à payer la somme de 304 691,42 $ aux demandeurs. Il établit par ailleurs la responsabilité de SNC-Lavalin et de son géologue Alain Blanchette à 70%. Carrière B. & B inc. et Construction Yvan Boisvert inc. partageront 25% du montant à payer et les entrepreneurs et les coffreurs impliqués devront en assumer 5%.

Cette répartition de la responsabilité s’applique pour une grande partie des 68 autres cas tranchés par le juge Richard. Le total des sommes qui devront être versées aux victimes s’élève à 196 M$, sans compter les intérêts. De ce montant, 158 M$ sont alloués aux victimes du secteur résidentiel et 38 M$ à celles du secteur commercial.

À elle seule, la Garantie des bâtiments résidentiels neufs (GMN) de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) recevra 80 M$.

Les compagnies d’assurances, notamment celles couvrant SNC-Lavalin, ont également été reconnues responsables dans ce jugement, ce qui devrait garantir aux victimes d’être dédommagées.

La saga judiciaire n’est pas encore finie

Le président de la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP), Yvon Boivin, a réagi au jugement en fin de journée, en compagnie de deux des avocats au dossier, Me Pierre Soucy et Me Ghislain Lavigne, du cabinet Lambert Therrien.

«Enfin, justice a été rendue. On est presque au sommet de la montagne, il ne reste que quelques pas à franchir avant de pouvoir hisser le drapeau de la victoire», a-t-il clamé jeudi après-midi.

Ces quelques pas représentent la possibilité qu’ont les parties condamnées d’aller en appel du jugement. Ils ont 30 jours pour le faire et Me Pierre Soucy, l’avocat principal du dossier, est convaincu que certains utiliseront ce recours.

«Je suis à peu près assuré qu’au moins une des parties demandera d’aller en appel. Je ne me fais pas d’illusions là-dessus», a-t-il prévenu.

Le fait que la cause soit portée en appel aurait pour conséquence de retarder les démarches judiciaires entamées par d’autres victimes, en plus de repousser le dédommagement de celles qui ont eu gain de cause jeudi.

«S’ils veulent se battre en appel, on est prêts. On a d’excellents arguments», a ajouté Me Ghislain Lavigne, sourire en coin.

Autre victoire pour la CAVP

Dans son jugement, le juge Michel Richard établit à 0,23% le pourcentage de volume de pyrrhotite à partir duquel les problèmes de gonflement du béton sont notables. Le gouvernement du Québec établit pour l’instant ce seuil à 0,3% pour reconnaître un vice de construction. La CAVP, qui tentait de faire baisser ce seuil à 0,2%, vient de se faire couper l’herbe sous le pied.

«C’est une bonne nouvelle pour nous parce qu’on va pouvoir demander de réviser les balises de gouvernement. Plusieurs familles vont pouvoir se rajouter au nombre des victimes, ce qui est triste, mais au moins, ils vont pouvoir sortir de la prison qu’est devenue leur maison», s’est réjoui Yvon Boivin.

Le cabinet Lambert Therrien organise une rencontre ce samedi, à 9h30, à la Salle J.-A.-Thompson. Les avocats expliqueront alors aux victimes qui ont eu gain de cause les détails du jugement.

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