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Coupable au second degré

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8 avril 2014
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Par Amélie Marcoux
TROIS-RIVIÈRES - 

Louis-Pier Noël a été reconnu coupable du meurtre sans préméditation de sa conjointe Édith Bolduc, survenu le 1er octobre 2011. Il est condamné à la prison à perpétuité, avec possibilité de libération conditionnelle après 10 ans.

Le juge Serge Francoeur a conclu que «le meurtre d'Édith Bolduc par Louis-Pier Noël n'est pas la conséquence d'un délire paranoïde, mais qu’il a été motivé par la colère et la frustration».

C’est que la défense, représentée par Me David Grégoire et Me Pierre Spain, a tenté de démontrer pendant le procès que Louis-Pier Noël était en psychose dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2011 et qu’il ne pouvait donc pas être reconnu criminellement responsable.

Le juge a plutôt donné raison à la Couronne qui plaidait que même si Louis-Pierre Noël souffrait de schizophrénie, et ce depuis plusieurs années, il était pleinement conscient de ses actes lorsqu’il a poignardé sa conjointe à huit reprises.

Le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier qui faisait équipe avec Me Benoît Larouche, explique qu’«il ne suffit pas de démontrer une maladie mentale présente au moment d’un événement, il faut démontrer également un lien entre cette maladie mentale-là et le crime qui est commis».

Du côté de la défense, Me David Grégoire a confié qu’il analysera avec Me Pierre Spain «s’il y a des pistes pour un appel ou non».

Des familles ébranlées

La mère d’Édith Bolduc, Sylvie Henry, craignait un verdict de non-responsabilité criminelle. «Aujourd’hui, justice a été rendue et ce n’est pas un autre cas Turcotte, je ne voulais pas vivre ça», a-t-elle confié. Elle a d’ailleurs choisi délibérément de ne pas assister au procès puisqu’elle ne voulait pas connaître les détails entourant la mort de sa fille. Sylvie Henry dit avoir décidé avec son mari de «mettre de côté la rancune et la colère» pour pouvoir continuer à avancer sans se détruire. Ils entretiennent une bonne relation avec les nouveaux parents de leur petite-fille qui était âgée de seulement 17 mois au moment du drame. C’est la sœur de Louis-Pierre Noël qui a obtenu la garde de la fillette.

La tante d’Édith Bolduc, Nathalie Pleau craignait elle aussi que le juge penche vers les arguments de la défense. «Je suis vraiment contente et j’espère que cette cause va pouvoir servir d’exemple», conclut-elle.

Du côté de la famille de Louis-Pier Noël, un oncle, Robert Dupont, déplore l’issu du procès considérant que son neveu est schizophrène. Selon lui, ce n’est pas la prison la solution, mais bien qu’«il faut qu’il soit soigné».

Émotions dans la salle de cour

La famille de la défunte a accueilli le verdict avec beaucoup d’émotions. Sylvie Henry et Nathalie Pleau ont toutes les deux tenu à lire une lettre devant le juge pour parler des conséquences du drame dans leur famille. Alors que les deux femmes avaient peine à retenir leurs larmes, Louis-Pierre Noël est resté de glace, et ce pendant toute la matinée de comparution.

Il a attendu que les gens quittent la salle de cour avant de laisser paraître quelques émotions. Il a envoyé un baiser soufflé à sa mère, qui a fait de même.

Comme Louis-Pier Noël est incarcéré depuis le 1er octobre 2011, il pourrait être admissible à une libération conditionnelle dans un peu plus de sept ans, pour un total de dix ans avant d'être admissible à une libération conditionnelle.

 

 

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