Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Rapport de vérifications dans 17 écoles du Québec

Drainville veut réviser les règles sur le port de signes religieux dans les écoles

durée 12h00
28 février 2025
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Ayant en main un rapport de vérifications dans 17 écoles, le ministre de l'Éducation, Bernard Drainville, souhaite légiférer sur plusieurs fronts pour assurer la laïcité dans les établissements scolaires, notamment sur le port de signes religieux pour tous les employés. Il souligne que «toutes les solutions sont sur la table».

Le rapport sur les écoles qui a été publié vendredi note d'abord plusieurs incohérences sur l'application de l'interdiction du port de signes religieux. Ainsi, on rapporte que dans les cas où des enseignants ne respecteraient pas la loi, «il est peu probable que la contravention soit constatée».

De plus, les vérificateurs ont relaté que si les enseignants se voyaient interdire les signes religieux, plusieurs autres employés de l'école les arboraient, notamment les responsables des services de garde «qui sont également régulièrement en contact avec les élèves et en situation d’autorité avec ceux-ci».

Plusieurs autres employés qui ont des liens avec les élèves ne sont pas assujettis à l'interdiction, «bien qu'ils exercent en quelque sorte tous une forme d’influence sur les élèves».

Dans un communiqué, le ministre dit vouloir s'attaquer aux «zones d'ombres et aux incohérences» mises en lumière dans le rapport.

Mis à part les signes religieux, le ministre dit vouloir légiférer notamment sur l'obligation de visage découvert chez les élèves, l'utilisation du français comme langue commune et la gestion des accommodements.

«Le rapport démontre qu’il y a des zones grises que nous devons clarifier. Une chose est claire: ce rapport commande une réponse forte de notre part et c’est ce qu’on va faire», souligne le ministre.

Les vérifications dans les écoles avaient été réclamées après la publication d'un rapport dévastateur sur l'école Bedford, à Montréal. Le rapport faisait état d’un climat toxique imposé par une clique d’enseignants. Ce clan, que le rapport décrivait comme étant «surtout composé d'enseignants d'origine maghrébine», a fait régner un climat d'intimidation tant envers des élèves que d'autres enseignants qui s'opposaient à leurs façons de faire, selon le document.

Il y a deux semaines, deux accompagnateurs avaient publié un plan d'action afin d'éviter des situations comme celles qui se sont produites à l'école Bedford. Ils avaient notamment suggéré d'évaluer les enseignants à chaque deux ans.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 4 juin 2026

L'IA force les enseignants du cégep à modifier leurs méthodes d’évaluation

Alors que des recherches montrent une dépendance croissante des étudiants de l’enseignement supérieur à l'égard de l'intelligence artificielle (IA) pour effectuer leurs travaux, ce qui accroît le risque de plagiat, une nouvelle étude indique que 74 % des enseignants de cégep du Québec ont modifié leurs méthodes d'évaluation des acquis des ...

Publié le 31 mai 2026

L’École internationale de français ouvre sa saison d’immersion 2026

L’École internationale de français (EIF) de l’Université du Québec à Trois‑Rivières (UQTR) vient de démarrer en grand sa saison d’immersion 2026. Cette année, 140 participants viennent d’amorcer leur séjour dans le programme Explore. Ils seront suivis en juillet par les cohortes des programmes Clic et Ado, destinés aux jeunes de 12 à 17 ans. Les ...

Publié le 27 mai 2026

Cégep de Trois-Rivières: près de 850 finissants célébrés à la cérémonie de fin d'études

Le Cégep de Trois-Rivières a célébré une édition record de sa cérémonie de fin d’études, marquée par une participation exceptionnelle de la communauté étudiante et de ses proches. Au total, près de 850 finissants et finissantes de la formation régulière et de la formation continue ont pris part à l’un ou l’autre des deux volets de la ...