Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Un homme avait subi de graves brûlures sur un toit

Accident sur une ferme de Saint-Léonard-d’Aston : la CNESST dévoile ses conclusions

durée 16h00
18 février 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

La CNESST a rendu publiques aujourd’hui les conclusions de son enquête sur l’accident du travail qui a causé des brûlures graves à un employé de l’Entreprise de Ferme Agricole Idéal, à Saint-Léonard-d’Aston, le 5 juin 2020.

Le jour de l’accident, le travailleur se trouvait sur une ferme et s’affairait au lavage des toits des bâtiments à l’aide d’une laveuse à pression à essence.

Alors qu’il se trouvait sur le toit, le travailleur a constaté que la laveuse à pression qu’il utilisait ne fonctionnait plus. Il est alors descendu du toit et est entré dans la boîte du camion cube où se trouvaient deux laveuses à pression.

Au moment où le travailleur a touché le bouchon du réservoir d’essence de la laveuse à pression utilisée, le bouchon a été projeté, libérant ainsi l’essence, qui s’est enflammée au contact du moteur de la laveuse toujours en fonction. Le travailleur a alors été brûlé aux mains, au torse et au visage par l’essence enflammée.

Il a été transporté à un centre hospitalier afin que ses brûlures au deuxième degré soient traitées.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :

• L’éjection du bouchon du réservoir a provoqué une projection d’essence, qui s’est enflammée au contact du moteur de la laveuse à pression toujours en fonction. En effet, le manque de ventilation combiné notamment à la température extérieure et à celle atteinte dans le camion expliquent l’augmentation de la pression dans le réservoir d’essence qui a conduit à l’éjection du bouchon.

• La disposition des équipements à essence dans le camion cube ne permettait pas aux machines de fonctionner dans un environnement sécuritaire et exposait le travailleur à un danger de brûlures lorsqu’il se trouvait à l’intérieur de celui-ci.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit à l’employeur l’utilisation de machines fonctionnant avec des moteurs à combustion dans une boîte de camion fermée. L’employeur s’est conformé à cette exigence.

Comment éviter un tel accident

Pour prévenir les accidents lors de l’utilisation de moteurs à combustion interne installés dans une boîte de camion fermée, des solutions existent, notamment :

• assurer une ventilation adéquate de l’endroit où se situent les appareils fonctionnant à l’aide d’un moteur à combustion interne;

• installer les systèmes d’échappement des moteurs à combustion interne dans la partie supérieure du camion et les diriger vers l’extérieur;

• entreposer les contenants de carburant diesel, d’essence ou d’autres produits inflammables à l’extérieur de l’aire de travail et loin de toute source de chaleur.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 13h00

L'entrée de grands promoteurs privés dans le logement social soulève des inquiétudes

L’intention de trois grands promoteurs immobiliers – Groupe Mach, Cogir Immobilier et Groupe Devimco – de construire à Montréal 2500 logements destinés aux sans-abris, dévoilée en novembre par le quotidien La Presse, a frappé l’imaginaire. Ils proposent de construire à profit nul et de remettre ensuite les édifices à la Société d’habitation du ...

Publié hier à 10h00

Il faudra s'habiller chaudement pour fêter l'arrivée de la nouvelle année au Québec

Plusieurs événements auront lieu au Québec mercredi pour fêter l'arrivée de la nouvelle année, mais ceux et celles qui voudront passer la soirée à l'extérieur devront — littéralement — attacher leur tuque. Des festivités d'envergure sont prévues mercredi soir au Vieux-Port de Montréal et dans le Vieux-Québec pour accueillir 2026. Mais tant dans ...

Publié le 30 décembre 2025

Les bienfaits de repenser sa relation avec l'alcool avec le Défi 28 jours

Sans nécessairement être alcooliques et avoir touché le fond du baril, plusieurs Québécois remettent en question leur consommation d'alcool. Pour ceux qui ont envie de faire une pause, la Fondation Jean Lapointe les invite à s'inscrire au Défi 28 jours sans alcool, qui a lieu cette année pendant deux mois plutôt qu'un. Pour sa treizième édition, ...