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Deux sports, une vision

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3 avril 2013
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Par Nicolas Ducharme
TROIS-RIVIÈRES - 

Le rugby et la crosse ont bien peu en commun, outre pour le fait qu’ils connaissent bien peu de popularité au Québec. Pourtant, les deux équipes senior de la région compte développer leur discipline de façon similaire.

Les deux formations, les Braves de Trois-Rivières au rugby et les Éclairs de la Mauricie à la crosse, sont victimes de difficultés similaires. Il leur est très difficile de recruter des joueurs.

« Le football nous fait très mal, dit Olivier Tousignant, porte-parole des Braves. Beaucoup d’écoles se sont lancées là-dedans et les gars qui auraient joués au football dans le passé se tournent vers le football. »

Du côté de la crosse, le déménagement de l’équipe de Shawinigan à Trois-Rivières a rebuté certains joueurs.

Absence de junior

Il faut dire qu’il est difficile pour les deux disciplines de développer la relève, puisqu’il n’existe pas de programme junior en Mauricie.

« Ça nous fait vraiment mal, estime le président des Éclairs, David Nollet. Les autres régions, comme Montréal, Laval et l’Estrie, ont des programmes. Les jeunes ont donc plus d’habiletés lorsqu’ils arrivent dans la catégorie senior. Dans notre cas, il faut dire aux recrues d’apprendre rapidement. »

Au Québec, les deux sports ont des souches plus solides chez les anglophones, et chez les Amérindiens dans le cas de la crosse. Malheureusement pour les deux organisations, ces groupes sont peu présents dans la région trifluvienne.

Si le football fait mal lorsqu’il est temps de former de jeunes joueurs, il représente la planche de salut des deux équipes une fois au niveau senior, puisque plusieurs anciens footballeurs se tournent vers l’une de ces deux disciplines.

« Nous avons eu notre pire année au classement, mais notre meilleur recrutement. Nous avons dû couper des joueurs au camp d’entraînement. Nos sept recrues ont joué avec les Diablos ou les Maraudeurs », indique Nollet.

Une aide internationale

La visibilité médiatique des deux sports aident beaucoup. La Coupe du monde de rugby, en 2011, a donné un coup de pouce aux Braves. Dans le cas des Éclairs, c’est le récent match de la National Lacrosse League à Montréal qui a été d’une aide inattendue.

Les Braves se tournent aussi vers l’international lorsqu’il est temps de trouver de nouveaux joueurs.

« Les étudiants étrangers de l’UQTR cherchent un endroit pour jouer. Ils font une recherche sur internet et nous trouvent. Les endroits où le rugby fonctionne le mieux c’est autour de Montréal puisqu’il y a plusieurs nationalités. Ça permet aux équipes de former un noyau et d’attirer plus de joueurs », conclut-il.

Sans même le savoir, les Braves et les Éclairs partagent un but commun: développer la relève. Leur façon d’atteindre cet objectif est très similaire.

Développer la relève

C’est en partant de la base qu’il sera possible de faire grandir les deux sports. À l’aide de cliniques, les deux organisations comptent intéresser les jeunes.

« Nous avons une entente avec la Ville de Trois-Rivières. Elle nous donne son appui afin de développer les jeunes et la crosse mineure. Mais c’est souvent le temps qui manque. Il ne faudrait pas grand-chose pour que les jeunes aient la piqûre et que le sport revive », croit le président des Éclairs, David Nollet. Celui-ci rappelle que la crosse a connu ses heures de gloires au Québec dans les années 70.

La stratégie est la même chez les Braves, mais c’est à Mont-Carmel qu’elle s’orchestrera. Là-aussi, on tentera d’intéresser les jeunes à ce sport qui leur est souvent méconnu.

« La Ville veut encourager ses programmes sportifs, dont le rugby senior et junior. Nous allons travailler là-dessus avec eux et elle va nous fournir les moyens », explique Olivier Tousignant, agent de communication des Braves.

Celui-ci écarte l’idée de démarrer un programme à l’Université du Québec à Trois-Rivières, par exemple.

« L’équipe va vivre au début, mais lorsque le noyau qui l’a démarré va partir, le programme va mourir, croit-il. Il faut faciliter le développement du sport au niveau secondaire. Les cégeps et les universités pourraient ensuite essayer de créer des équipes », conclut-il.

 

 

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