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La sécurité aquatique essentielle avec le retour du beau temps

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16 mai 2022
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Yves Therrien
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Par Yves Therrien, Journaliste

Le rapport 2020 sur la noyade de la Société de sauvetage indique que 67 % des noyades au Québec ont eu lieu dans des plans d’eau naturels. Or, selon Léger, 67 % des Québécois interrogés souhaitent profiter de l’eau cet été, et 31 % d’entre eux affirment prévoir le faire dans un chalet loué ou appartenant à la famille ou à des amis. C’est ce que souligne un communiqué publié ce matin.

Même si le fait de se rafraîchir dans l’eau semble attrayant pour beaucoup, les données de l’enquête révèlent également que les aptitudes à la natation et les techniques de sécurité aquatique pourraient accuser un retard, souligne un communiqué sur la sécurité aquatique.

Pour près d’un tiers des répondants canadiens (30 %), la pandémie a eu un impact négatif sur le temps consacré à l’apprentissage et au perfectionnement des techniques de sécurité aquatique.

Cela s’explique par le fait qu’ils ont eu moins d’occasions de nager, qu’ils ont annulé ou manqué des cours de natation ou qu’ils ont pris une pause dans l’apprentissage des techniques et de la formation en sauvetage.

C’est ce que révèle une récente étude menée pour Allstate du Canada suggère que les restrictions liées à la pandémie pourraient avoir eu un impact négatif sur les aptitudes à la natation et à la sécurité aquatique de nombreux Canadiens.

L’étude a aussi révélé que près des trois quarts des répondants qui louent leur chalet ne comprennent pas bien leur protection d’assurance responsabilité civile.

Sécurité aquatique

Allstate s’associe à la Société de sauvetage pour une quatrième année consécutive afin de fournir des conseils en matière de sécurité aquatique aux Québécois qui planifient de passer du temps près de l’eau cet été.

Le sondage Léger a révélé que 57 % des répondants canadiens ont l’intention de profiter de l’eau cet été. De ce nombre, 31 % ont affirmé qu’ils prévoient d’être près de l’eau dans un chalet loué ou appartenant à la famille ou à des amis. Les répondants âgés de 18 à 34 ans (65 %) et les ménages avec enfants (78 %) sont proportionnellement plus nombreux à vouloir passer du temps près de l’eau, selon l’enquête.

Selon le rapport 2020 sur la noyade de la Société de sauvetage, 67 % des noyades au Canada ont eu lieu dans des plans d’eau naturels. Ces chiffres soulignent la nécessité d’éduquer et de sensibiliser davantage le public à la sécurité aquatique, en particulier cet été où de nombreuses familles ont l’intention de passer du temps près de l’eau.

« Une propriété au bord de l’eau comporte des risques importants, surtout si c’est encore tout nouveau pour vous », mentionne Raynald Hawkins, directeur général à la Société de sauvetage du Québec. « Le printemps, et particulièrement la longue fin de semaine de mai, où de nombreuses personnes rouvrent leur chalet pour la saison, est un moment critique pour les noyades. Les dangers et les risques associés à l’eau sont toujours présents, il est donc essentiel d’établir des règles claires que tout le monde doit suivre. En somme, la sécurité aquatique nécessite une rééducation constante. »

Selon le sondage Léger, parmi les répondants qui possèdent un chalet et le louent, plus de la moitié (53 %) sont seulement un peu familiers avec leur protection d’assurance responsabilité civile et 21 % ne le sont pas du tout. Parmi les répondants qui louent leur piscine privée, plus de la moitié d’entre eux (58 %) connaissent assez bien leur protection d’assurance responsabilité civile, mais 18 % d’entre eux ne la connaissent pas.

« Les Canadiens ont tout intérêt à s’adresser à un agent d’assurance pour confirmer qu’ils disposent de la protection appropriée avant de décider de louer leur propriété », ajoute Patrizia D’Ignazio, directrice principale aux développements des affaires chez Allstate Assurance. « Par exemple, dans certaines provinces, les assureurs peuvent exiger l’ajout d’un avenant à une police, et dans d’autres régions, ils peuvent exiger une augmentation de leur protection de responsabilité civile. »

Voici quelques données québécoises tirées de l’étude :

 • 67 % des Québécois prévoient passer du temps près de l’eau cet été (versus 57 % des Canadiens).

• Pour près du quart des répondants québécois (24 %), la pandémie a eu un impact négatif sur le temps consacré à l’apprentissage et au perfectionnement des techniques de sécurité aquatique.

• Parmi les Québécois qui possèdent un chalet et le louent, plus de la moitié (60 %) sont seulement un peu familiers avec leur protection d’assurance responsabilité civile et 18 % ne le sont pas du tout.

Conseils de sécurité

Pour les propriétaires de chalets et de piscines :

Limitez l’accès à l’eau lorsqu’elle est sans surveillance. S’il n’y a personne pour surveiller les nageurs, il vaut mieux ne pas prendre de risques. Veillez à toujours respecter les consignes de sécurité et à garder le contrôle de l’accès à la piscine ou aux plans d’eau naturels, comme les lacs, les rivières, les spas et même les pataugeoires.

Communiquez de façon claire les règles de location —Pour vous protéger et protéger les locataires, fournissez une liste de règles comprenant des mesures visant à limiter l’accès aux équipements aquatiques.

 Pour les locataires :

Évitez de vous aventurer sur des plans d’eau inconnus. Certains cours d’eau peuvent sembler inoffensifs, mais de puissants courants, surtout au printemps, peuvent surprendre même les nageurs les plus expérimentés.

N’utilisez pas d’embarcation si vous n’êtes pas expérimenté et certifié —Si vous conduisez une embarcation motorisée, vous devez avoir votre carte de conducteur (CCEP) ou une autre preuve de compétence.

Les règles de base en matière de sécurité s’appliquent toujours lorsque vous louez un chalet. Par exemple (mais sans s’y limiter) : portez votre veste de sauvetage sur une embarcation, restez sobre lorsque vous naviguez, ayez un sauveteur désigné (non distrait), apprenez à nager.

 

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