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Les producteurs agricoles manifestent pour que la gestion de l'offre soit protégée

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1 octobre 2015
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Par Salle des nouvelles

À l’orée de la réouverture des négociations du Partenariat transpacifique (PTP) qui se tiennent présentement à Atlanta, les producteurs sous gestion de l’offre de la Mauricie souhaitent livrer un message clair aux candidats des différents partis politiques de la Mauricie en lice dans la présente campagne électorale fédérale.

Lors d’une rencontre convoquée par l’UPA Mauricie pour connaître les intentions des partis politiques en matière d’agriculture, plusieurs producteurs de la région se sont déplacés devant les bureaux de la Fédération de l’UPA de la Mauricie pour faire connaître leurs inquiétudes devant la reprise surprise des négociations du PTP. 

Des rumeurs inquiétantes

De récentes rumeurs laissent entendre que le Canada serait prêt à sacrifier des parts de marché aux pays signataires, ce qui menace l’intégralité de la gestion de l’offre au Canada. En effet, selon CBC, le Canada s’apprêterait à faire aux Américains une concession de 10 % du marché canadien des produits laitiers.

Rappelons que la négociation du PTP, dans laquelle le Canada est activement engagé depuis 2012 avec l’Australie, le Brunei, le Chili, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam, pourrait être conclue très rapidement.

Les négociateurs en chef des 12 pays ont amorcé cette fin de semaine une nouvelle ronde de négociation qui pourrait être la dernière avant de finaliser l’entente. Les productions touchées par la gestion de l’offre sont le lait, la volaille et les œufs de consommation et d’incubation.

« Le coup pourrait être fatal pour le modèle de gestion de l’offre, qui assure aux gens de notre région, du Québec et du Canada un approvisionnement en produits de grande qualité », s’est exprimé Pierre Lampron, président des Producteurs de lait de la Mauricie et deuxième vice-président des Producteurs de lait du Québec. « Le gouvernement fédéral répète qu’il défendra la gestion de l’offre dans le cadre des négociations, mais les producteurs sont tout de même très inquiets. La pression exercée sur le Canada pour qu’il accepte d’ouvrir ses marchés sous gestion de l’offre est très forte, notamment des États-Unis. Les producteurs ont aussi en mémoire l’accès supplémentaire de 17 700 tonnes de fromages accordé aux Européens en 2013 afin de conclure l’Accord économique et commercial global. Le Canada doit résister aux pressions et dire non à de nouvelles concessions qui pourraient entraîner de lourdes conséquences. »

« C’est toute la filière agroalimentaire qui serait touchée : vendeurs d’intrants, abattoirs, transformateurs, etc. », s’est permis d’ajouter René Gélinas, président des Éleveurs de volailles de la Mauricie-Centre-du-Québec. « Les entreprises américaines jouissent de l’aide de l’état par l’octroi de subventions alors que le système de gestion de l’offre est une mécanique qui s’autorégule en fonction de la demande du marché. L’état n’est aucunement sollicité dans ce système qui a fait ses preuves. Comment pouvons-nous demeurer compétitifs face à cet état de fait », se questionne M. Gélinas. « Porter atteinte à la gestion de l’offre, c’est menacer la rentabilité de milliers d’entreprises de notre région, de façon directe et indirecte. C’est la vitalité et le dynamisme de nos campagnes qui sera mis à mal. »

« Si le gouvernement concédait de nouvelles parts de notre marché aux importations étrangères, cela contribuerait à réduire nos activités dans le milieu agricole et nuirait grandement à l’ensemble des producteurs de la Mauricie. Nous souhaitons que le message soit clairement entendu et nous profitons de la rencontre des candidats aux élections fédérales pour que l’agriculture revienne au rang des priorités dans cette campagne électorale », a mentionné Jean-Marie Giguère, président de la Fédération de l’UPA de la Mauricie. « On leur donne la parole et la chance de nous exposer leur vision pour l’agriculture d’ici, j’espère qu’ils ne l’échapperont pas », de renchérir M. Giguère.

Les secteurs laitiers et avicoles, au Québec, rapportent chaque année près de 8,2 milliards de dollars au PIB, génèrent 92 000 emplois et permettent le versement de 1,38 milliard en taxes et impôts. Il s’agit donc d’une contribution majeure à l’économie de nos régions. Au plan canadien, ils contribuent pour plus de 30 milliards au PIB et génèrent plus de 300 000 emplois de qualité. La Coalition GO5 a lancé en mai dernier une campagne publicitaire et d’affichage sous le thème Forts et unis pour la gestion de l’offre. Pour plus de renseignements sur la campagne, consultez le site Internet www.fortsetunis.ca.

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