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16 septembre 2015 - 11:28

La TROC-CQM manifeste devant le bureau de Jean-Denis Girard pour exiger plus d'argent

La Table régionale des organismes communautaires Centre-du-Québec/Mauricie (TROC-CQM) a tenu cette semaine une troisième manifestation dans le cadre de sa campagne de mobilisation.

Une cinquantaine de manifestants fréquentant les organismes communautaires œuvrant en périnatalité, en orientation et identité sexuelles ainsi qu’en aide et en lutte contre les agressions à caractère sexuel s’est rassemblée devant le bureau du député de Trois-Rivières et ministre responsable de la Mauricie, Jean-Denis Girard, pour exiger une augmentation du financement à la mission des groupes communautaires en santé et services sociaux.

C’est sous la thématique « Brisons les tabous » que les organismes communautaires ont manifesté. Pour l’occasion, les manifestants portaient un bandeau noir pour se cacher les yeux, la bouche et les oreilles, puis ils l’ont jeté au sol démontrant la nécessité de mettre un terme à la banalisation, à la culpabilité et démontrer un plus grand respect et une plus grande acceptabilité sociale envers les gens vulnérables. L’argent versé actuellement aux organismes communautaires par le ministère de la Santé et des Services sociaux est insuffisant pour biser ces tabous.

Au moment où Josée Létourneau a eu recours aux services de Maternaide du Québec, organisme qui œuvre auprès des jeunes familles, les ressources financières étaient limitées. « Lorsque mon fils a été diagnostiqué autiste, Maternaide ne pouvait plus le prendre à la halte-garderie en raison du manque de financement, car mon garçon qui ne parle pas et ne comprend aucune consigne aurait eu besoin d’une intervenante à lui tout seul. S’il y avait plus d’argent, Maternaide aurait pu engager un éducateur pour mon fils. Maternaide m’a quand même aidée en demandant à des étudiants en psychoéducation de s’occuper de mon fils en attendant qu’il soit référé. »

De son côté, Richard Senneville, président du conseil d’administration du Groupe régional d'intervention sociale Mauricie/Centre-du-Québec (GRIS-MCQ), organisme qui favorise une meilleure connaissance des réalités homosexuelles et bisexuelles et facilite l'intégration des gais, lesbiennes et bisexuels dans la société, la réalité financière est tout aussi préoccupante. « Sans un soutien financier adéquat, notre organisme doit composer avec des heures d’ouverture de bureau réduites, des coupures de postes et donc de services. Par conséquent, les milieux jeunesses et scolaires peuvent difficilement recevoir nos interventions. Comment voulez-vous lutter contre l’intimidation dans une cour d’école si nous ne pouvons prévenir ou intervenir? »

Pour leur part, les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de la région (CALACS) constatent année après année qu’un nombre grandissant de femmes ont recours à leurs services. De plus, ces organismes qui viennent en aide à des femmes et à des adolescentes ayant vécu une agression à caractère sexuel en plus d’informer et de sensibiliser la population à la problématique des agressions sexuelles, se voient référer davantage de cas par le réseau de la santé (les CSSS, les centres jeunesses, les centres hospitaliers et les centres de réadaptation en déficience intellectuelle), mais sans recevoir une augmentation de leur financement en contrepartie.

Pour le réseau de la santé, et surtout pour ces femmes, les CALACS jouent un rôle essentiel. Ainsi, comme le témoigne Louise D, une utilisatrice du CALACS La Passerelle ayant subi de multiples agressions sexuelles et de la violence conjugale : « Aujourd’hui, après plusieurs démarches, je suis capable d’en parler et de marcher la tête haute. Sans le CALACS et les autres organismes communautaires, je ne peux imaginer ce que je serais devenue. »

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