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Les gens d'affaires mécontents d'une situation qui semble s'agraver

(1)« Les commerçants du centre-ville doivent questionner la SDC et obtenir des réponses » - Yves Lévesque

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29 décembre 2014
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Guy Levasseur
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Par Guy Levasseur, Journaliste

 

Nous vous présentons la partie 1 d’un dossier sur le centre-ville de Trois-Rivières

Le quotidien régional faisait état, dans son édition du 18 décembre, des raisons évoquées par certains propriétaires d’établissements pour la fermeture de leur établissement. Alors que certains ferment pour quelques mois au cours de la saison hivernale, d’autres restaurateurs, comme Stéphane Boucher du restaurant Aqua, se limitent aux deux semaines du temps des fêtes. La baisse de la clientèle, constatée depuis un certain temps, en agace toutefois plus d’un. Pour le maire Lévesque, la ville a  le mandat de créer des conditions gagnantes. Mais est-ce suffisant ?

La ville est un partenaire, pas un promoteur

Le maire Yves Lévesque a répondu à nos interrogations le soir du 24 décembre. Il est empathique à la présente situation. Toutefois, pour lui, le conseil municipal de Trois-Rivières fait tout en son pouvoir pour créer des conditions gagnantes. Mais tout le monde doit y mettre l’effort, afin de remplir le mandat qui lui est dévolu. Il se veut rassurant ainsi envers les propriétaires qui vivent les situations décrites depuis quelque temps : « La ville a le mandat de mettre en place des infrastructures et des services qui vont accommoder autant les citoyens, qui désirent utiliser les services qui sont situés au centre-ville, que les propriétaires d’établissements commerciaux, qui investissent dans leur entreprise et désirent attirer la clientèle.» soutient-il

Il insiste sur le fait qu’une ville n’est pas un promoteur, mais est là pour assurer un développement harmonieux et équitable en créant les conditions gagnantes  « Nous ne sommes pas là pour faire de la promotion. Il y a un organisme au centre-ville qui est la SDC où siège un conseiller d’ailleurs et qui est là pour appuyer tous les commerçants ou institutions dans leurs démarches de promotion. Je donne un exemple à ce niveau : nous avons aboli le stationnement tous les soirs après 17h partout au centre-ville. La ville se prive de près de 100 000 $ de revenus. Voilà une condition gagnante. À partir de cela, il appartient aux commerçants dans leurs publicités et à la SDC, de promouvoir cet avantage pour ceux qui veulent acheter au centre-ville.» exprime-t-il.

Pour le maire Lévesque, la SDC doit faire son travail et, si les membres ne sont pas satisfaits, ils doivent poser les questions et insister pour avoir les services de cet organisme pour lequel ils paient tous. Pour les restaurateurs, il y a des choses à améliorer si l’on veut accueillir les gens de Trois-Rivières et des touristes dans les prochaines années.

Une baisse constatée

Stéphane Boucher est le propriétaire du restaurant Aqua depuis six ans. Pour lui, ce que l’on voit comme fermeture n’est que la pointe de l’iceberg. « Plusieurs m’ont demandé, suite à l’article du Nouvelliste, si je fermais aussi tout l’hiver. Il est clair que pour le restaurant Aqua, nous ne fermons que pour une période limitée de deux semaines. Mais nous constatons, tout comme les autres, une baisse de la clientèle. Alors certains vont fermer un mois, d’autres plus. Tu vois, on fait beaucoup de promotions, mais les résultats ne se font pas toujours sentir.»

Selon lui, il y a un grave malaise. « Tu sais, cela ne m’étonne pas,car il n’y a rien qui se fait au centre-ville.» se désole-t-il. « Il y a une chose qui est claire, il faut animer le centre-ville, et je ne vois pas grand chose qui invite les gens dans notre centre-ville. Nous sommes dépendants des actions des autres comme la SDC, la Corporation de l'amphithéâtre, qui s’occupe de développer des événements attractifs, comme des scènes durant le week-end. On peut dire que pour l’été 2014, ils ont manqué leur “shot”. Ils n’ont pas fait les événements qu’on a déjà eus. Il y a déjà eu des clowns qui se promenaient dans la rue, du monde qui se promenaient avec des vieilles voitures, il y avait de la vie auparavant! Là c’est mort, moi je trouve ça mort et ça se répercute sur la saison hivernale. Si on fait moins d’argent l’été, comment on peut tenir pour la période plus difficile au début de l’hiver? » questionne M. Boucher.

Et toute cette situation décriée angoisse les propriétaires en sachant que les événements seront déplacés à l’Auditorium Cogéco. « Alors que le Festivoix se déroulaient dans le centre-ville, on voit un glissement important des activités à “l’autre bout”, et on se demande bien comment on va survivre à une situation qui décline déjà. d’autant plus qu’il ne semble pas qu’on pourrait offrir de la restauration sur le site comme des roulottes.» précise le propriétaire du Aqua.

Nous pouvons constater qu’il y a des visions opposées par rapport à cette situation. Dans un prochain reportage, nous tenterons d'approfondir, avec nos deux intervenants, Yves Lévesque et Stéphane Boucher, la vision du projet de l’Amphithéatre.

Mais, d’autres acteurs doivent des réponses. Nous tenterons de soulever des pistes de solutions. Certainement qu'il faudra que des gens revoient leurs façons de faire dans le dossier centre-ville afin d'assurer la pérennité de nos entreprises commerciales.

Lire la partie 2 de ce dossier : http://bit.ly/14b5n6a

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