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La politique de demain par les jeunes d’aujourd’hui

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17 août 2013
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Par Joany Dufresne

Devant l’indifférence grandissante des Québécois pour la politique, une étudiante du Collège Laflèche s’est rendue en Côte d’Ivoire pour débattre des enjeux de la planète. En juillet dernier, Camille Régent a joint sa voix à celles de 70 étudiants du monde entier à l’occasion du sixième Parlement francophone des jeunes.

Des dizaines d’étudiants francophones provenant d’une trentaine de pays ont pu partager leurs idées et débattre des préoccupations planétaires lors d’une simulation parlementaire organisée par l’Assemblée parlementaire de la francophonie tenue du 7 au 12 juillet dernier, à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Quatre thèmes étaient au cœur des discussions: le rôle du Parlement aujourd’hui, la pénalisation de la transmission du VIH, la jeunesse comme force de développement et la responsabilité de protéger les populations civiles à l’épreuve de la souveraineté des États.

Se faire entendre

Pour la Trifluvienne d’adoption, Camille Régent, ce fut l’occasion de faire entendre, non seulement sa voix, mais bien celle de millions de jeunes.

«Il y a une phrase qu’un de nos coordonnateurs a dite et qui m’a marquée: "Il y a 200 millions de jeunes francophones dans le monde et vous n’êtes que 70 pour les représenter." C’est là que devenait important le par et pour les jeunes», dit-elle.

Aux yeux de l’étudiante du Collège Laflèche, il est primordial de prendre en considération les inquiétudes des jeunes adultes et la vision qu’ils ont du monde. Ils représentent l’avenir et s’ils ne s’intéressent pas à la politique, c’est la survie de la démocratie qui est en jeu.

«C’est important de sensibiliser les jeunes à la politique, car il n’y a pas seulement un désintérêt au Québec, mais aussi dans le monde entier», remarque la Française d’origine.

Une expérience unique

Bien qu’extraordinaire, l’expérience n’a pas été des plus faciles pour Camille et ses homologues. Des nuits très courtes, des journées très chargées, mais surtout des cultures très différentes.

«Même si on pense qu’on sait faire de la politique, ce n’est pas le cas. Il faut toujours s’adapter. C’est facile avec des gens du même pays. Nous avons les mêmes valeurs et les mêmes référents. Quand on fait de la politique internationale, c’est toute autre chose», rapporte-t-elle.

Les mentalités différentes ont parfois mené à des débats plus endiablés. Camille mentionne qu’il était difficile de s’exprimer tout en gardant son calme, alors que d’autres participants ne portaient aucune attention à ses propos.

S’il y a une chose qu’elle retient de son expérience, c’est que les étudiants présents, bien que tous des francophones vivant dans des pays démocratiques, avaient une définition très large de la démocratie selon les endroits d’où ils étaient originaires.

 

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