Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ventes de billets de 2,8M $ annuellement

durée 10h59
21 mars 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

Les Mauriciens ne se font généralement pas prier pour dépenser un petit deux dollars, ou même cinq dollars, chaque semaine pour un billet à gratter de La Poule aux œufs d’or. Le jeu télévisé de Loto-Québec fait des affaires d’or dans la région.

Toutes loteries confondues, la région se situe au quatrième rang des ventes, derrière la Côte-Nord, la Gaspésie, le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Les Mauriciens dépensent environ 2,8 millions de dollars chaque année pour la loterie instantanée La Poule aux œufs d’or, ce qui est bien au-delà de la moyenne nationale. Toutes les semaines, ce sont près de 500 billets qui sont vendus au kiosque du centre commercial Les Rivières seulement.

Qu’est-ce qui explique la popularité de ce billet à gratter? « La Poule est plus populaire dans les régions où le nombre de francophones est élevé. Les anglophones regardent moins l’émission. Ils n’y sont pas attachés », souligne Jean-Pierre Roy, responsable des communications à Loto-Québec.

La Mauricie étant une région où la population est vieillissante, cela peut aussi influencer les ventes. « Les plus grands consommateurs de La Poule sont généralement dans la cinquantaine », continue M. Roy.

La Mauricie sur le plateau

Le fait que deux artisans du jeu télévisé soient originaires de la Mauricie peut aussi avoir une incidence sur les ventes de billets. Comme Guy Mongrain, Claudia Ébacher est originaire de la région. « Mes patrons me l’ont dit: “Claudia, depuis que tu es là, on en vend plus” », raconte cette dernière.

Selon l’animatrice, la simplicité du concept de La Poule aux œufs d’or y est aussi pour quelque chose. « C’est du vrai monde! Les gens se retrouvent dans ceux qu’ils voient à la télé. C’est une émission où on ne sélectionne pas les gens », indique Mme Ébacher.

Elle est elle-même souvent sollicitée pour « porter chance » aux adeptes de La Poule. « Si je suis dans un dépanneur et que les gens devant moi en achètent, ils veulent me toucher. Ils disent que ça leur porte chance! », rigole la Trifluvienne.

Un fait qui n’étonne pas

La popularité de La Poule aux œufs d’or n’a pas surpris les gens rencontrés par L’Écho. « Ça ne m’étonne pas, lance Alain Béland, propriétaire du dépanneur Descôteaux, à Louiseville. Il y a des semaines où on en manque. »

Même son de cloche du côté de la Tabagie Grand-Père, où il se vend près de 400 billets par semaine. « Les gens aiment ça. Ils s’y sont attachés, ça dure depuis tellement d’années. Ça leur prend “leur” Poule chaque semaine », fait valoir le propriétaire Michel Ringuette.

Ce dernier organise même des « groupes de Poule », comme pour les loteries sur terminal. « On fait ça depuis longtemps. Les gens réservent leur place, précise-t-il. Les clients viennent valider leur billet le jeudi et ils savent s’ils ont gagné, parce qu’ils suivent l’émission avec intérêt. »

En 20 minutes passées à la Tabagie, L’Écho a rencontré une dizaine de personnes qui achètent un billet de La Poule chaque semaine. Tous avaient le même discours: « j’aimerais bien gagner pour aller à la télévision ».

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Moyens de pression des paramédics: des employeurs demandent au Tribunal d'intervenir

Des entreprises et coopératives ambulancières demandent au Tribunal d'intervenir rapidement, quelques heures avant le début de nouveaux moyens de pression de la part des paramédics membres de syndicats rattachés à la CSN. À compter de la nuit de lundi à mardi, les paramédics syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée ...

Publié le 21 juin 2026

La vigilance est de mise avec les feux de joie et les feux d'artifice

À l'approche de la Fête nationale du Québec et la Fête du Canada, la SOPFEU rappelle qu'il est important de célébrer en toute sécurité. Cette période de célébration est largement associée aux feux de joie et aux feux d'artifice. À cet égard, selon les statistiques compilées par la SOPFEU, environ 60 incendies de forêt par année trouvent leur ...

Publié le 20 juin 2026

Santé Québec entend réduire les bris de service dans les établissements cet été

Santé Québec se prépare au pire à l’approche de l’été, mais relance les mesures de l’an dernier qui ont permis d’éviter de nombreux bris de service à travers la province. L’été 2025 avait été marqué par des risques de bris de service dans 1 339 cas à travers les établissements de santé de la province, mais les mesures de réaction avaient permis ...