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Vivre avec un étranger dans sa maison

durée 10h06
3 janvier 2013
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Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

Depuis trois mois, les Charbonneau-Genest vivent avec un étranger dans leur maison. Pour eux, c’était un moyen de “donner au suivant”.

Il importait beaucoup à Lorraine Charbonneau et Gabriel Genest d’accueillir un étudiant étranger dans leur demeure. C’est que leurs deux filles, Maude et Marie, ont fait un échange interculturel avec AFS Interculture.

« Nos filles ont reçu l’hospitalité de d’autres familles, alors il fallait qu’on donne nous aussi. Il faut le faire pour que le système continue de bien fonctionner », mentionne Gabriel Genest.

Marie, leur fille cadette, vit actuellement une immersion anglaise totale en Caroline du Nord, aux États-Unis. Il y a cinq ans, c’était à leur autre fille, Maude, qu’il était donné de visiter cet état côtier.

Comme leur propre enfant

La meilleure façon d’intégrer le jeune Allemand est de le traiter comme leur propre enfant, selon Lorraine Charbonneau. « Il ne faut pas le considérer comme de la visite. Philip doit faire des tâches dans la maison comme tout le monde », explique la mère de quatre enfants.

Même si AFS Interculture offre du support et de la documentation, la famille n’était pas complètement préparée à l’arrivée de Philip. « Tout n’est pas écrit dans la fiche. Au début, on en faisait trop. Il faut le laisser prendre sa place sans le presser », indique Mme Charbonneau.

C’était la première fois que les Charbonneau-Genest accueillaient un étudiant étranger, mais ça ne sera probablement pas la dernière. « On va terminer l’année et on va faire le bilan. Nous n’accueillerons peut-être pas quelqu’un d’autre à l’automne 2013, mais probablement plus tard », confie Mme Charbonneau.

Quitter le nid

Partir à l’étranger pour une année entière lorsqu’on a 17 ans peut avoir son lot d’inquiétudes. Lorsque sa fille Maude était aux États-Unis, Lorraine Charbonneau écrivait une lettre par jour. « Ce n’est pas facile. C’est la première fois que tu perds complètement ce qui se passe dans la vie de ton enfant. Ce ne sont pas des vacances, ni un départ en appartement, c’est très émotif », explique-t-elle.

Maude a également trouvé son expérience difficile au début. « Le plus insécurisant, c’est d’entrer à l’école sans connaître personne, raconte-t-elle. Il fallait aussi que je me concentre beaucoup pour bien comprendre, ce qui m’a donné des migraines les premiers temps. »

Le choc culturel n’a toutefois pas été majeur. Sa famille adoptive ressemblait à sa famille québécoise. « Si j’étais allée dans une famille où il n’y avait pas eu d’enfants, j’aurais trouvé ça plate. Je tenais beaucoup à ce que mes parents fassent l’expérience d’accueillir quelqu’un », insiste la jeune femme.

Il semble que ses parents aiment bien l’expérience. Plus le temps passe, plus Philip Rothenberger est un membre à part entière de la famille Charbonneau-Genest. « On s’attache. Quand il va partir, c’est certain qu’on va pleurer », conclut Lorraine Charbonneau.

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