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Profession : pompière

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29 novembre 2012
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Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

Marie-Pier Chartrand est la première femme embauchée à titre de pompière à la Ville de Trois-Rivières. Elle est en poste depuis un an déjà et son intégration au corps trifluvien s’est bien passée.

Bien que Mme Chartrand soit officiellement la seule femme-pompier de la Ville, engagée dans le cadre du nouveau schéma de couverture de risques, plusieurs autres femmes interviennent sur les lieux d’incendies. Trois-Rivières compte également une préventionniste et de nombreuses policières-pompières.

Pour Marie-Pier Chartrand, le désir de devenir pompier remonte à l’adolescence. « À travers les années, ça s’est confirmé que je voulais faire ce métier-là. Au début, ma mère n’était pas d’accord, elle préférait que je devienne policière », se souvient la jeune femme.

Elle a tout de même choisi de s’inscrire à l’Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ) à Laval, d’où elle est originaire. Au terme de sa formation d’un an, Marie-Pier Chartrand pensait poursuivre ses études au collégial, études qui lui auraient permis de travailler dans des villes de plus de 250 000 habitants. La jeune pompière a toutefois été engagée immédiatement par la Ville de Trois-Rivières.

Mme Chartrand travaille actuellement à temps partiel à la caserne du secteur Saint-Louis-de-France. Elle cumule également un second emploi dans une pharmacie.

Un parcours sans embûches

Marie-Pier Chartrand n’a pas eu de difficulté à s’intégrer dans un environnement à prédominance masculine. « Ce n’est pas plus difficile, il suffit de ne pas reculer. J’ai joué au hockey pendant neuf ans avec des gars, je vivais déjà dans un monde de gars », indique la pompière de 23 ans. Selon elle, certains hommes ont aussi de la difficulté à réussir les examens, la seule force physique n’est pas une garantie.

Elle n’a pas vécu de discrimination ou de moquerie, mais elle a tout de même dû faire sa place. « Il a fallu que je m’entraîne fort, mon copain m’a beaucoup aidé. Je m’entraîne encore deux heures par jour, cinq jours par semaine. C’est important d’être en forme pour reprendre le contrôle de son corps quand l’adrénaline du feu tombe », explique la jeune femme.

Elle fait ce travail parce que chaque jour est différent. Même après un an, l’adrénaline est toujours bien présente. « Chaque feu, c’est un “challenge”. Il faut réfléchir vite, écouter les indications de la centrale et focaliser sur les bonnes choses », souligne Mme Chartrand.

Pas d’accommodement

L’embauche de Marie-Pier Chartrand comme pompière à la Ville de Trois-Rivières n’a nécessité aucun accommodement, selon Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique. « Les nouvelles casernes sont déjà adaptées avec des vestiaires pour les hommes et d’autres pour les femmes. Quant aux salles de repos, elles ne sont pas de type dortoir communautaire, ce sont plutôt des chambres séparées », mentionne-t-il.

Mme Chartrand ne croit pas non plus que son arrivée nécessitait quelque changement. « Il ne faut pas penser qu’on est une femme, mais juste une pompière. Si une fille fait le travail, c’est un pompier comme les autres. Mon cours fait de moi quelqu’un de compétent et c’est ça qui compte », conclut-elle.

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