Euthanasie : Québec fait appel à des experts du droit
Ginette Leblanc est atteinte de la sclérose latérale amyotrophique, une maladie dégénérative incurable aussi connue sous l’appellation de maladie de Lou Gehrig. Elle réclame depuis longtemps le droit au suicide assisté.
Le gouvernement Charest annonce la création d'un comité de juristes experts afin d'établir le cadre juridique pour légaliser l'euthanasie balisée, rebaptisée l'« aide médicale à mourir » par la Commission « Mourir dans la dignité ».
Les ministres Jean-Marc Fournier et Yves Bolduc veulent ainsi donner suite aux recommandations de la Commission spéciale qui a dévoilé son rapport très attendu il y a près de deux mois, au terme de consultations menées dans plusieurs villes du Québec.
Les membres de la commission (des élus de tous les partis politiques) avaient alors unanimement recommandé de s'inspirer du modèle belge en légalisant l'euthanasie dans des circonstances bien précises. Seule une personne souffrant d'une maladie grave et incurable et dont la condition ne présente « aucune perspective d'amélioration » pourrait demander qu'un médecin mette fin à ses jours dans un environnement contrôlé.
Le comité d'experts sera présidé par Me Jean-Pierre Ménard, un avocat spécialisé en droit médical. Deux autres juristes externes, dont le criminaliste Jean-Claude Hébert, participeront aux travaux du comité qui devra soumettre son rapport au plus tard en octobre 2012. Des juristes du ministère de la Justice appuieront également le comité.
« Les recommandations de la Commission Mourir dans la dignité nécessitent un éclairage plus approfondi, notamment par rapport aux dispositions du Code criminel, de compétence fédérale, qui prohibent l’aide au suicide, ainsi que sur l’étendue et la portée du pouvoir d’orientation du Procureur général au Directeur des poursuites criminelles et pénales », a déclaré le ministre de la Justice Jean-Marc Fournier.
Les membres de la Commission spéciale ont dit souhaiter qu'un projet de loi soit présenté à l'Assemblée nationale au plus tard en juin 2013.
« Nous sommes convaincus que la société québécoise souhaite ce changement. Nous avons conclu qu'il faut acquiescer aux demandes d'aide à mourir dans des circonstances bien précises. Une nouvelle option est en effet nécessaire dans le continuum de soins de fin de vie, car les soins palliatifs ne peuvent soulager toutes les souffrances physiques et psychologiques des personnes malades », pouvait-on lire dans le rapport qui a été rendu public le 22 mars dernier.
« Ce changement s'impose puisqu'il permettra des morts plus douces et des fins de vie plus sereines, y compris pour les personnes qui n'auront jamais recours à l'aide médicale à mourir, mais qui sauront que cette option existe, si jamais leurs souffrances deviennent intolérables », avait également plaidé la Commission.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les employeurs québécois prévoient des augmentations de 3,1 % l’an prochain
Les employeurs québécois prévoient accorder des augmentations salariales de 3,1 % en moyenne l’an prochain, selon l’enquête sur les prévisions salariales pour 2027 de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés dévoilée mardi. Il s’agit d’une quatrième année de modération après les hausses accordées durant la ...
LIRE LA SUITE
Cancer du sein: l'obésité empêcherait le corps d'éliminer les cellules dangereuses
L'obésité semble interférer avec la capacité du corps à éliminer efficacement les cellules qui risquent de se transformer en cellules cancéreuses, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'obésité est un facteur de risque pour le cancer du sein, croient des chercheurs américains. En résumé, les auteurs de l'étude ont constaté que les ...
LIRE LA SUITE
FA: l'Institut de cardiologie de Montréal réalise une première canadienne
Un patient chez qui l'utilisation d'anticoagulants n'était pas appropriée a profité d'une intervention réalisée en grande première canadienne à l'Institut de cardiologie de Montréal, et qui a fait d'une pierre deux coups. L'intervention pratiquée par le docteur Adrian Petzl a ainsi permis de s'attaquer non seulement au problème de ...
LIRE LA SUITE