Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

De l'aide pour les couples infertiles

durée 16h37
23 mars 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Nicolas Ducharme

Plusieurs couples infertiles de Trois-Rivières pourront peut-être réaliser le rêve d'avoir un enfant plus facilement. La clinique de procréation médicalement assistée de Trois-Rivières a officiellement ouvert ses portes vendredi matin, donnant la chance aux couples touchés par ce problème de recevoir un suivi près de leur lieu de résidence.

Ainsi, les femmes, les couples infertiles, mais aussi ceux aux prises avec une maladie génétique transmissible aux enfants pourront bénéficier des services de la clinique, et ce, gratuitement.

« Il faut tout d'abord trouver la cause de l'infertilité, et ensuite trouver le traitement approprié », explique la docteure Estelle Bélanger.

Les femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec pourront donc recevoir les traitements de base, comme la stimulation ovarienne, les traitements par médicaments oraux et l'insémination artificielle. De plus, elles pourront obtenir un suivi avant et après la fécondation.

Toutefois, si le besoin d'une fécondation in vitro se pose, les couples devront alors se rendre au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, où une toute nouvelle clinique de fertilité a été inaugurée en décembre.

Selon la députée Danielle Saint-Amand, la venue d'une telle clinique dans la région était plus que nécessaire.

« Trois-Rivières n'a plus rien à envier aux grands centres. Nous avions beaucoup d'appels à mon bureau de comté de gens qui désiraient savoir comment la venue de cette clinique allait se passer. Ils ont envie de donner la vie. »

Déjà, 150 couples et femmes de la région ont profité des services de la clinique qui a amorcé ses activités en juillet dernier.

Moins de grossesses multiples

L'arrivée d'une telle clinique, la cinquième au Québec, et de la gratuité des frais de fécondation in vitro, pourrait faire gonfler la facture du programme à plus de 80 millions $ par année, selon les chiffres rendus publics le ministère.

De l'avis du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, l'État sortira toutefois gagnant à long terme.

« Par le passé, le nombre de grossesses multiples se chiffrait à 30 %, puisque plusieurs œufs étaient fécondés. C'était fréquent de voir des bébés prématurés. Depuis la venue du programme, ce chiffre est passé à 7,6 %, ce qui représente le meilleur taux au Canada et aux États-Unis. »

Le Dr Bolduc maintient donc que les coûts économisés en raison de cette baisse du nombre de naissances prématurés sont supérieurs au budget disponible pour le programme de fécondation assistée.

De plus, les 1500 naissances prévues par année grâce à la gratuité de la fécondation assistée compenseront pour la légère baisse de natalité qu'a connue le Québec en 2011, affirme le ministre.

La création de cette clinique a nécessité un investissement de 350 000 $ de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux apporte un soutien financier de 400 000 $ par an, en plus d'un financement de 100 000 $ pour l'achat d'un échographe.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Les orthophonistes s'inquiètent du temps d'écran des tout-petits

Trop de parents ignorent encore les effets négatifs que les écrans peuvent avoir sur le développement de leurs enfants en bas âge, déplore l'Association d’orthophonistes et des audiologistes du Québec. De nombreuses études établissent une corrélation entre le temps d'écran d'enfants de moins de cinq ans et les risques de développer un retard de ...

Publié le 3 mai 2026

Une recherche vise à permettre la détection du cancer par prise de sang, sans biopsie

Le jour n’est pas si loin où une simple prise de sang permettra aux personnes atteintes de cancer de ne plus devoir se soumettre à des chirurgies pour extraire des tissus cancéreux – ce qu’on appelle communément une biopsie – pour avoir un suivi de leur maladie ou même pour la diagnostiquer. La prise de sang devient alors ce que les experts dans ...

Publié le 3 mai 2026

D'après Statistique Canada, le taux de pauvreté demeure stable à 11 %

Statistique Canada indique que le taux de pauvreté du pays a à peine bougé en 2024, demeurant plus de 50 % au-dessus des niveaux de 2020. L’organisme précise que 11 % des Canadiens — soit environ 4,5 millions de personnes — vivaient dans la pauvreté en 2024, comparativement à 11,1 % en 2023 et à 7 % en 2020. Statistique Canada ajoute que le ...