Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ministre de l'Environnement, Benoit Charette

Véhicules électriques: Québec n'exclut pas de repousser l'échéance de 2035

Véhicules électriques: Québec n'exclut pas de repousser l'échéance de 2035
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

Québec pourrait rater son objectif d'interdire la vente de véhicules neufs à essence dès 2035 en raison de l'incertitude provoquée par le président américain Donald Trump, qui menace de freiner le marché des voitures électriques.

C'est ce qu'a laissé entendre, mercredi, le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, en mêlée de presse à l'Assemblée nationale. Il a indiqué qu'il révisera la réglementation québécoise au début de l'année 2026.

Car le Québec n'est pas «seul sur son île», a prévenu le ministre. «C'est un continent et une économie qui est très intégrée, celle du Québec et de l'Amérique du Nord», a-t-il rappelé.

«Si le Québec s'isole, il n'a pas le pouvoir d'achat suffisamment grand pour dicter le marché à lui seul. Mais nous sommes en contact avec la Californie, la Colombie-Britannique et d'autres États», a-t-il ajouté.

En matinée, Québec solidaire (QS) avait exhorté le ministre à aller de l'avant et interdire la vente de véhicules à essence dès 2035, quoi qu'il arrive.

Le porte-parole de QS en matière de transports, Etienne Grandmont, a suggéré que le Québec se tourne vers d'autres marchés, dont la Chine, pour s'assurer du respect de l'échéancier.

«Il faut regarder l'ensemble des options qui s'offrent au Québec et au Canada. Donc, c'est une option qu'on devrait évaluer», a-t-il plaidé en point de presse.

Selon le Parti québécois, il est «prématuré» de penser à fricoter avec la Chine pour atteindre nos objectifs en matière d'électrification des transports.

Le Québec doit d'abord favoriser l'achat des véhicules électriques «qui sont disponibles sur le marché ici, au Québec», a soutenu le député péquiste Joël Arseneau, qui dénonce la décision du gouvernement Legault de sabrer dans le programme «Roulez vert».

Grâce à ce programme, les acheteurs de véhicules électriques touchaient une subvention allant de 3500 $ à 7500 $.

M. Arseneau a dit craindre que le ministre Charette n'utilise Donald Trump comme «prétexte utile pour pouvoir commencer à faire un virage ou à reporter les cibles qu'il s'est lui-même fixées».

«La question des voitures chinoises, fabriquées à faible coût et à travers un mécanisme qui s'apparente à un "dumping", venir envahir le marché québécois, je pense qu'on n'en est pas là», a-t-il affirmé.

Les produits chinois «posent un défi», a acquiescé M. Charette. «D'un point de vue environnemental, ce sont des produits qui sont plus difficiles à recycler. Ça compromet aussi des emplois du côté canadien et américain», a-t-il fait valoir.

«Lorsque j'entends les oppositions se mobiliser contre une éventuelle révision, je leur dis: "Il faut prendre acte de la réalité qui change"», a-t-il ajouté.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent
Publié à 18h00

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent

Le gouvernement dépense trop en santé en fonction de son PIB et la quantité des services de santé diminue. C'est ce qui est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être, publié jeudi. Durant la période analysée, de 2015 à 2023, « la croissance moyenne des dépenses publiques de santé et de services ...

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035
Publié à 15h00

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035

Le gouvernement du Québec assouplit ses objectifs concernant les ventes de véhicules électriques: il souhaite désormais atteindre une cible de 80 % en 2035, plutôt que 100 % tel que prévu. L'automne dernier, le gouvernement caquiste avait déjà reculé sur sa volonté d'interdire la vente de véhicules à essence à partir de 2035. Bernard ...

Projets pédagogiques particuliers: Sonia LeBel revoit les critères de sélection
Publié à 12h00

Projets pédagogiques particuliers: Sonia LeBel revoit les critères de sélection

À compter de la rentrée 2027-2028, les écoles primaires ne pourront plus utiliser les résultats scolaires comme mécanisme de sélection pour l'admission à un projet pédagogique particulier (PPP), un profil ou une concentration. Au secondaire, on devra viser à «réduire ou éliminer» les critères fondés sur la performance scolaire et ...