Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dix-sept missions dans autant de pays

Pénurie de main-d'oeuvre: Québec accroîtra le recrutement à l'étranger

durée 13h28
25 avril 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Aux prises avec une importante pénurie de main−d’oeuvre, qui freine son élan économique, le Québec devra se tourner davantage vers l’étranger pour combler les besoins des entrepreneurs dans les années qui viennent. 

Un des moyens retenus pour répondre à la demande pressante des employeurs sera donc d’espérer recruter 3000 travailleurs provenant de différents pays dans l’année qui vient, un phénomène qui risque de s’accentuer au cours des prochaines années. C’est le double du nombre de recrues de l’an passé. 

L’annonce a été faite lundi, en conférence de presse à Québec, par le ministre de l’Emploi, Jean Boulet, qui est aussi ministre de l’Immigration.

Dans les prochains mois, Québec organisera donc 17 «Journées Québec», des missions de recrutement dans autant de pays, événements auxquels les employeurs intéressés pourront participer. 

La priorité sera donnée aux pays francophones ou francophiles, dont la France et le Maroc, notamment, ce qui devrait faciliter et accélérer l’intégration des recrues, et espère−t−on, leur rétention au Québec.

On misera en priorité sur les secteurs d’activité où les besoins sont les plus importants à court terme, comme les technologies de l’information, le génie, l’industrie de la construction, la santé et les services de garde. 

Mais on tentera aussi de ne pas négliger d’autres secteurs, comme l’hôtellerie et la restauration, grandement affectés par deux ans de pandémie, en termes de perte de personnel et de difficulté de recrutement.

La pénurie de main−d’oeuvre au Québec est «aiguë» dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les régions, a convenu le ministre Boulet, qui anticipe d’ici 2030 pas moins de 1,4 million de postes vacants à combler. 

Dans ce contexte de rareté généralisée, «l’immigration est une des options à la disposition des entreprises», a−t−il dit, une option qui risque de prendre une importance croissante au fil des ans. 

Cependant, le gouvernement ne prévoit pas pour autant revoir à la hausse les seuils d’immigration du Québec, maintenus autour de 50 000 nouveaux arrivants annuellement.

L’initiative gouvernementale annoncée lundi est menée en collaboration avec Québec International, Montréal International et la Société de développement économique de Drummondville.

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 9h00

La baisse de la criminalité remet en question les projets de loi d'Ottawa

Les nouvelles statistiques indiquant que la criminalité a reculé presque partout au Canada montrent que les trois projets de loi du gouvernement libéral visant à durcir la lutte contre la criminalité ne reposaient pas sur des faits, selon une défenseuse des droits. Tant les taux que la gravité des infractions signalées ont baissé dans presque ...

Publié hier à 18h00

Les dernières turbulences géopolitiques font grimper les prix du carburant

Les coûts du carburant sont en hausse au Canada, les tensions géopolitiques ayant propulsé le prix du pétrole brut à son plus haut niveau depuis plus d'un mois. Gasbuddy.com, qui recueille des données participatives sur les prix à la pompe à travers le Canada et les États-Unis, indique que la moyenne nationale canadienne s'établit désormais à ...

Publié hier à 13h00

Réforme de la fonction publique: mise sur pied d'un groupe de travail

Plusieurs anciens PDG et hauts fonctionnaires ont mis sur pied un groupe de travail chargé de conseiller le gouvernement fédéral sur les moyens d'améliorer son processus décisionnel et de renforcer sa responsabilité dans des domaines clés. Ce groupe de travail, composé de neuf membres, compte notamment un ancien conseiller à la sécurité nationale ...