L’adolescent forcé d’aller en examen

Par Claudia Berthiaume
L'adolescent accusé d'avoir proféré des menaces sur Facebook envers la famille d’un des deux jeunes impliqués dans le triple meurtre de Trois-Rivières a été envoyé en examen psychiatrique. C’est ce qu’a ordonné le juge Daniel Perreault, mardi.
Cette démarche avait été prévue dès le début des procédures afin d’évaluer l’état mental de l’adolescent. Ce dernier a toutefois retiré son consentement la semaine dernière, par le biais de son avocat, Me Maurice Biron.
Le procureur de la Couronne, Me Hippolite Brin, a donc demandé au juge d’ordonner la tenue de l’examen psychiatrique, qui pourrait être utilisé dans une éventuelle enquête sur remise en liberté. Le magistrat est allé dans ce sens, après avoir entendu trois témoins dont les propos font l’objet d’une ordonnance de non-publication.
Une question de délais
Le jeune homme de 17 ans est détenu depuis le 24 février dernier. C’est principalement en raison des délais trop longs que la défense avait abandonné l’idée de l’examen psychiatrique.
L’Institut Pinel a fait savoir aux avocats qu’il serait difficile de réaliser l’évaluation avant le 18 avril. La cause a été fixée au 8 avril, en dépit de cette information, afin de respecter un autre délai, légal celui-là. C’est donc dire qu’il est possible que l’expertise ne soit pas encore terminée au moment prévu pour l’enquête sur remise en liberté.
Retour des deux présumés complices
Par ailleurs, les deux auteurs allégués du triple meurtre de la rue Sicard étaient eux aussi de retour devant le tribunal en après-midi. Encore une fois, un seul d’entre eux était présent.
Les avocats ont convenu de remettre le dossier au 29 avril, le temps d’étudier toute la preuve.
À cette date, des choix devraient être effectués quant à l’orientation de la cause. Les jeunes accusés pourraient décider s’ils veulent être jugés devant juge et jury ou devant juge seul. Ils pourraient aussi faire une demande de remise en liberté. Leur présence a été exigée pour ce faire.
Les deux adolescents, âgés de 16 et 17 ans, font face à des accusations de meurtre prémédité et de complot pour meurtre.
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