Alexis Vadeboncoeur retourne en thérapie

Par Claudia Berthiaume
Alexis Vadeboncoeur, ce jeune homme dont l’arrestation musclée a fait les manchettes en février dernier, a été libéré lundi, au palais de justice de Trois-Rivières. Il devra cependant suivre une thérapie fermée de six mois pour régler son problème de toxicomanie.
Il était détenu depuis le 9 novembre dernier en raison du dépôt de nouvelles accusations de bris de conditions et de possession de stupéfiants. L’accusé a été arrêté à son appartement à la suite d’un appel 9-1-1 faisant état de violence conjugale. Du cannabis a alors été découvert sur la table du salon.
Lors de son enquête sur remise en liberté, Alexis Vadeboncoeur a admis qu’il avait un problème de consommation de drogue et qu’il avait fait une rechute depuis sa sortie de thérapie en août dernier. Ce dernier a avoué s’être procuré des opiacés de façon illégale à peine trois semaines après avoir été libéré. Le jeune homme a suivi une thérapie de six mois, de février à août 2013.
Motivé
Lundi, il s’est dit extrêmement motivé à entreprendre une seconde thérapie. «Il y a quelque chose que je n’ai pas compris la première fois. J’étais trop pressé de faire les étapes. Je suis fatigué de la vie que je mène. J’ai 20 ans et je pense comme un ado. Je suis tanné de consommer», a déclaré le jeune homme.
Le procureur de la Couronne n’a pas manqué de rappeler qu’Alexis Vadeboncoeur avait tenu le même discours devant le tribunal en février et en août derniers.
Des garanties suffisantes
L’avocat d’Alexis Vadeboncoeur, Me René Duval, a fait valoir au juge que la meilleure façon de protéger la société, selon lui, était d’envoyer son client en thérapie afin de lui donner une seconde chance de reprendre sa vie en main. «On ne vous demande pas de le remettre sur le trottoir, mais dans une maison de thérapie sérieuse», a-t-il plaidé, tout en admettant que le premier séjour thérapeutique n’a pas donné les résultats escomptés.
La poursuite, représentée par Me Jean-Marc Poirier, a plutôt martelé que la détention était la seule issue possible pendant les procédures judiciaires. «C’est un individu qui ne réalise pas le sérieux de ses conditions. On ne peut pas lui faire confiance», a-t-il mentionné au tribunal.
Compte tenu de la possibilité et de la volonté du prévenu à aller en thérapie et des garanties offertes par son père et par la maison Toxi-co-Gîtes d’Upton, où l’accusé se rendra, le juge Rémi Bouchard a accepté la requête de la défense.
Alexis Vadeboncoeur devra donc s’astreindre à une thérapie fermée de six mois et suivre tous les règlements de la maison. Il ne devra consommer aucune drogue ni boisson alcoolique.
Le père de l’accusé a dû déposer 1000$ en cautionnement, en plus de s’engager pour la somme de 5000$. Le prévenu a également dû contribuer à la caution à la hauteur de 1000$.
Les procédures judiciaires se poursuivront le 16 décembre dans tous les dossiers.
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