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Une délégation de l'UQTR sera de la compétition RoboSub à San Diego

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Un certain mystère entoure l’École d’ingénierie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). De nombreuses personnes se demandent en effet ce que font les étudiants en génie, à part bien sûr d'être vêtus d’orange. L’un d’entre eux a accepté de lever le voile sur l’un des projets qui occupent les aspirants ingénieurs.

« C’est par ici », indique Marc-André Morrissette-Soucy, étudiant en génie électrique (concentration génie informatique). Dans un coin reculé du pavillon Léon-Provencher, une pièce sécurisée abrite le prototype sur lequel il travaille avec une dizaine de ses camarades. Les lumières révèlent une sorte de boîte en plexiglas munie d’un cadre d’aluminium et de moteurs. Il s’agit d’un drone sous-marin, destiné à la compétition internationale RoboSub. 

« C’est la troisième année qu’on travaille sur le projet, mais c’est la première fois que l’UQTR participe à la compétition. Avant, les étudiants s’en servaient seulement pour faire leur projet de fin d’études, mais l’an dernier, j’ai tout pris en main et j’en ai fait un vrai club étudiant », explique Marc-André.

« Le but est de faire un drone sous-marin qui est complètement autonome. Cet AUV (autonomous underwater vehicle), ou AS (autonomous submarine), doit effectuer les tâches que le comité organisateur lui demande d’exécuter. Par exemple, il doit pouvoir passer dans des arches, contourner un poteau, ou encore saisir un ballon. Plus le sous-marin effectue de tâches, plus l’équipe marque des points. Par contre, les tâches deviennent de plus en plus difficiles », ajoute le capitaine d’AS UQTR.

Compétition, esprit sportif et recrutement

La compétition RoboSub a lieu du 29 juillet au 4 août à San Diego, dans le bassin naturel d’une base navale américaine. C’est un rendez-vous international, qui regroupe notamment des universités canadiennes, américaines, chinoises et japonaises. Il va donc sans dire que la barre est haute pour la délégation de l’UQTR.

« On ne s’attend pas à terminer en tête de liste à notre première participation, mais on pense quand même bien faire. Il y a deux autres universités québécoises qui participent, à savoir McGill et l’École de technologie supérieure (ÉTS). Nous sommes en communication avec leurs délégations, qui nous aident beaucoup en répondant à nos questions. L’ÉTS participe à la compétition depuis 18 ans, alors ils connaissent bien son fonctionnement », témoigne Marc-André.

On ne peut cependant pas enlever à l’équipe de l’UQTR sa motivation. Étant proche des étudiants en génie, Marc-André a recruté ses collègues les plus intéressés par le projet. Il a également choisi ceux qui étaient les plus aptes à offrir leur contribution.

« Le projet, c’est 30 % de mécanique, et 70 % de programmation. Je suis donc allé chercher des gens enthousiastes, qui étaient capables de programmer. En allant sur la page de l’équipe, on peut voir qu’il y a quatre personnes qui ne font que de la programmation. Je peux en faire moi aussi, mais avec la gestion, les budgets et les réseaux sociaux, il me reste moins de temps ! Ce qui est bien par contre, c’est que n’importe qui peut se joindre au projet, peu importe son programme d’études », lance Marc-André.

Réussir dans l’adversité

En préparation pour la compétition, l’équipe d’AS UQTR doit faire face à de nombreux défis, à commencer par un budget restreint.

« Nous devons trouver des commandites, surtout en matériel. Présentement, nous avons besoin de connecteurs hydrofuges, pour que l’eau n’entre pas dans notre tube. Nous étions en pourparlers avec une entreprise de la région, mais ça n’a pas marché. Et comme le domaine sous-marin est assez limité à Trois-Rivières, nous devons trouver une alternative. Heureusement, nous avons déjà des idées », assure Marc-André.

Autrement, AS UQTR amasse des fonds sur son site Internet, sa page Facebook et une campagne GoFundMe. L’équipe peut aussi compter sur le support logistique de l’École d’ingénierie de l’UQTR.

« Nos professeurs sont ouverts, et il y en a plusieurs qui veulent nous aider. Si nous n’avions pas de soutien de notre département, nous ne pourrions pas faire ce que nous faisons », atteste Marc-André.

Alors que les membres d’AS UQTR se préparent à faire 47 heures de route pour se rendre à la compétition, le capitaine ne peut s’empêcher de montrer son enthousiasme.

« Cette année, c’est une grosse année, et je pense qu’il y a des gens qui seront fiers de nous », conclut-il.

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