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Quatrième sur quinze grandes villes

Trois-Rivières l'une des villes les plus abordables au Canada

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29 mai 2024
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Gabrielle Denoncourt
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Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Selon un récent sondage de Royal LePage, quatre villes québécoises se trouvent dans le palmarès des quinze villes les plus abordables du Canada, dont Trois-Rivières qui y figure en quatrième place. Mentionnons qu'elle est suivie parQuébec (8e position), Sherbrooke (9e position) et Gatineau (15e). 

Pour la sélection des villes, l'entreprise s'est basée sur le pourcentage de revenu requis pour effectuer un versement hypothécaire mensuel, en utilisant les données provinciales sur le revenu médian total des ménages et les prix de l'agrégat des propriétés à l'échelle de la ville. Le calcul de l'hypothèque est basé sur un prêt à terme fixe de trois ans au taux de 5,71 % amorti sur 25 ans avec une mise de fonds de 20 % 

À Trois-Rivières, 28,5 % du revenu mensuel d'un ménage serait nécessaire pour honorer un paiement hypothécaire.

« La région de Trois-Rivières continue d’attirer des acheteurs de tous horizons grâce à son abordabilité », affirme Martin Leblanc, courtier immobilier agréé chez Royal LePage Centre à Trois-Rivières. « Depuis le boom immobilier stimulé par la pandémie, la demande de la part des acheteurs provenant de l’extérieur de la région, en particulier du Grand Montréal, reste élevée. »

La demande s’étend à différents types de propriétés, mais est plus prononcée dans la copropriété, qui attire principalement des premiers acheteurs et des personnes à la retraite. Le segment des propriétés à revenus connaît aussi une demande accrue, puisqu’il offre un meilleur ratio de rentabilité pour les investisseurs que dans d’autres régions plus densément peuplées, surtout avec les taux d’intérêt actuels. Par ailleurs, Trois-Rivières offre un environnement propice à la tranquillité et exempt de bouchons de circulation. Le marché reste plus favorable aux premiers acheteurs, bien que l’accession à la propriété soit plus difficile compte tenu de taux d’intérêt plus élevés et de l’augmentation du coût de la vie ces dernières années. »

M. Leblanc qualifie la région de la Mauricie d’important pôle d’attraction industriel.« Le marché de l’emploi de la Mauricie a toujours été florissant dans le secteur industriel particulièrement. L’ajout de la filière batterie à Bécancour n’est pas étranger à la demande immobilière, ce qui devrait maintenir une pression à la hausse sur les prix de l’immobilier à long terme, quoique le marché devrait continuer d’être parmi les plus accessibles de la province », a-t- il conclu.

En comparaison, pour vivre à Québec ou Sherbrooke, il faut compter 30, 8 % du revenu mensuel d'un ménage pour rembourser un paiement hypothécaire. Tandis que pour Gatineau l'on parle de 36, 8 %. 

Déménager ou non de Montréal ? 

Parmi les répondants de la région du Grand Montréal, 54 % disent qu'ils envisageraient d'acheter une maison dans une ville plus abordable. Le premier choix des répondants de la région du Grand Montréal est la ville de Québec (29 %), suivie de Sherbrooke (15 %) et de Trois-Rivières (12 %).

« Il n’est pas surprenant de voir que plusieurs marchés de la province de Québec se retrouvent dans ce palmarès des villes les plus abordables du Canada », a dit Dominic St-Pierre, vice- président sénior, développement des affaires, Royal LePage. « Le Québec est la province ayant connu l’un des plus faibles taux d’immigration et de migration interprovinciale, dû en partie à son statut de minorité linguistique et à ses politiques en la matière, ce qui se traduit par une croissance moins importante de la démographie, et conséquemment, de la demande immobilière. D’autre part, c’est ici que la proportion de propriétaires y est la plus faible. »

« Plusieurs régions de la province ont vu la valeur des propriétés augmenter depuis l’année 2020, mais la majorité demeurent plus accessibles. La région de Gatineau est un bel exemple; il s’agit d’un des marchés à avoir observé les augmentations de prix les plus importantes dans la province, mais lorsqu’on le compare au marché voisin d’Ottawa, les prix demeurent presque deux fois inférieurs », indique-t-il.

Selon M. St-Pierre, les prix des propriétés dans les villes québécoises listées dans ce classement devraient continuer de s’apprécier tandis que l’offre demeure insuffisante pour combler la demande immobilière, quoiqu’ils devraient demeurer plus accessibles que dans bien d’autres marchés immobiliers au pays.

 

 

 

 

 

 

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