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Sondage réalisé par Léger pour l’ARPS

Récupération des médicaments: les Québécois sont bien informés, mais lents à agir

Récupération des médicaments: les Québécois sont bien informés, mais lents à agir
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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Bien que les Québécois sachent majoritairement comment disposer adéquatement de leurs médicaments et autres produits pharmaceutiques, ils sont encore trop peu nombreux à mettre ce savoir en pratique, souligne un nouveau sondage dont les résultats ont été partagés en primeur avec La Presse Canadienne.

On constate aussi certaines lacunes, au sein de la population québécoise, quant à la compréhension du danger que peuvent représenter les produits naturels si on n'en dispose pas correctement.

«Les résultats sont encourageants, mais il y a encore des améliorations possibles», a résumé Alain Renard, directeur des Programmes de gestion (Est du Canada) pour l'Association pour la récupération de produits santé (ARPS).

«Mais en effet, le Québec se positionne vraiment favorablement par rapport à l'ensemble des provinces où l'ARPS est présente

Environ les deux tiers des Québécois savent où rapporter leurs médicaments et leurs objets tranchants, mais 40 % de la population n'agit toujours pas correctement, montre le sondage.

Le tiers des participants québécois qui jettent leurs médicaments ont expliqué qu’ils ne savaient pas qu’ils pouvaient ou devaient être rapportés pour une collecte sécuritaire. Un Québécois sur cinq a dit ne pas savoir où se trouvent les points de collecte sécuritaires.

Paradoxalement, les trois quarts des Québécois estiment que les lieux de collecte sont faciles à localiser ou à atteindre; considèrent que le système est pratique et facile à utiliser; et reconnaissent qu’il est facile de trouver où retourner les produits.

Environ un participant québécois sur cinq admet que rapporter les médicaments est trop peu important ou trop fastidieux pour qu’ils le fassent, ou explique manquer de temps ou de motivation pour le faire.

Les risques liés à l’élimination inadéquate sont pourtant bien perçus, particulièrement pour les médicaments: 67 % des participants québécois à l'enquête savent que cela peut polluer l'eau, 58 % que cela risque de contaminer les sols et 49 % que cela peut présenter un risque pour la chaîne alimentaire.

Une première solution, a dit Alain Renard, passe par une meilleure planification de la consommation.

«Avant d'aller acheter du Tylenol, est-ce que j'en ai encore dans mon armoire à pharmacie?, a-t-il cité en exemple. Et si j'en ai, et si le produit est périmé, ne pas juste le laisser là et en profiter pour le ramener à la pharmacie.»

Les produits dits «naturels» peuvent être problématiques pour l'environnement et un tiers des Québécois ne savent pas comment s'en départir correctement, a ajouté M. Renard.

Si on retrouve sur l'emballage du produit un numéro de produit naturel (NPN), cela signifie qu'il s'agit d'un produit réglementé qui doit être rapporté à une pharmacie ou une clinique vétérinaire, a-t-il dit. «C'est un truc simple», a souligné M. Renard.

«À partir des résultats du sondage, on va cibler les éléments sur lesquels on doit mieux communiquer pour que les consommateurs comprennent mieux et connaissent mieux les enjeux, et qu'on participe tous ensemble à une meilleure gestion de ces produits», a-t-il conclu.

L’ARPS gère des programmes gratuits de récupération afin d’éliminer de façon sécuritaire les médicaments inutilisés et les objets médicaux piquants, coupants ou tranchants usagés au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le programme de récupération de l'ARPS a été lancé au Québec et au Nouveau-Brunswick seulement l'an dernier.

Le sondage a été réalisé par Léger pour l’ARPS auprès de plus de 4000 personnes à travers le pays, dont 890 au Québec.

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Sur internet:

https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/appmobile-cavaou/

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

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