11e édition
Le Défi 28 jours sans alcool est déjà au tiers de son objectif de 1 million $
À quatre jours du début de la 11e Défi 28 jours sans alcool, la Fondation Jean Lapointe a déjà amassé le tiers de son objectif de 1 million $, notamment grâce aux inscriptions individuelles de 28 $, pour soutenir les efforts de prévention et le traitement des dépendances.
Le fils de feu Jean Lapointe, Jean-Marie Lapointe, qui est au nombre des porte-parole de l’événement, s'est réjoui du nombre d'inscriptions en entrevue avec La Presse Canadienne : «En ce jour, dimanche 28 janvier, on a 333 194 $, sur un objectif de 1 million. On a 3918 participants sur 280 équipes».
La Fondation invite la population à prendre une pause de sa consommation pendant tout le mois de février.
«On n'est pas là pour démoniser. On est là pour aider les gens à prendre conscience de leur relation avec l'alcool et c'est là que ça devient intéressant de faire le défi. [...] Oui, c'est une levée de fonds majeure pour la Fondation Jean Lapointe, mais c'est aussi un arrêt d'agir peut-être pour beaucoup de gens», soutient M. Lapointe.
Pour sa 11e année, le Défi 28 jours sans alcool durera 29 jours, année bissextile oblige. Deux variantes du défi sont proposées, comme arrêter de boire de l'alcool pendant la semaine, ou seulement pendant le week-end. Les gens peuvent s'inscrire tout au long du mois de février.
Meilleure prise de conscience au Québec
M. Lapointe estime que la population québécoise est davantage sensibilisée aux dangers de l'alcool qu'autrefois, et que celle-ci boit moins.
«Il y a eu une prise de conscience assez généralisée chez les Québécois, avance-t-il. J'ai l'impression que les gens font un peu plus attention à leur santé.»
Celui-ci souligne également l'effet des campagnes de sensibilisation à l'alcool au volant ainsi que les nombreux organismes offrant des services de raccompagnement. Il croit que les efforts de la Fondation Jean Lapointe ont aussi porté leurs fruits.
«C'est notre 11e édition. Est-ce que ça crée une certaine forme de prise de conscience? Oui, assurément», soutient celui qui est sobre depuis plusieurs années.
Le porte-parole suggère à ceux et celles qui voudraient tenter de relever le défi de penser aux personnes pour qui l'alcool représente un problème sérieux. «En t'engageant à faire le défi, tu le fais pour les gens que tu ne connais peut-être même pas, mais qui en ont besoin.»
L’argent recueilli sert à soutenir la Maison Jean Lapointe, qui œuvre dans la prévention, la sensibilisation et le traitement des dépendances. L’organisme accompagne les personnes en situation de dépendance, ainsi que leurs familles et leurs proches.
Sur la Facebook du défi, on mentionnait l'an dernier que 5,5 millions $ en dons ont été amassés pendant les dix premières éditions et que 66 900 personnes y ont participé.
Laurie Trottier, La Presse Canadienne
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