Bilan de la Société de sauvetage
Une nette diminution des cas de noyade en 2025 en Mauricie
La Société de sauvetage a partagé son bilan à partir de ses données préliminaires concernant les noyades au Québec pour l'année 2025. Sur les 61 décès enregistrés, quatre se sont produits en Mauricie.
Il s'agit d'une nette diminution comparativement à 2024 qui en avait compté onze. Tandis que la Côte-Nord (12 noyades) , Lanaudière (11 noyades), Montréal (7 noyades) et l’Outaouais (6 noyades) sont dans la liste des régions comptabilisant le plus grand nombre de décès. De plus, ces régions figurent également parmi les régions ayant observé une augmentation de 2024 à 2025.
À l’inverse, de nombreux territoires ont connu une baisse importante, notamment l’Abitibi-Témiscamingue, le Bas-Saint-Laurent, la Capitale-Nationale, l’Estrie, la Mauricie et la Montérégie. Ces variations régionales soulignent l’importance d’adapter les actions de prévention aux réalités locales et aux types de plans d’eau présents sur le territoire et qu’aucun d’entre eux n’est à l’abri d’un drame.
Les milieux naturels : toujours au cœur du risque
En 2025, 85 % des noyades sont survenues dans des environnements naturels tels que les lacs, les rivières et le fleuve, comparativement à 76 % en 2024. Une donnée alarmante pour la Société de sauvetage. Ces milieux, trop souvent non surveillés et soumis à des conditions changeantes, demeurent les plus à risque. C’est l’adoption de comportements sécuritaires, dont le port de la veste de flottaison individuelle, qui pourrait significativement faire baisser cette donnée.
Cette année, deux noyades ont malheureusement été recensées dans des lieux de baignade surveillés : l’une dans une piscine publique et l’autre sur une plage aménagée. Bien que ces événements demeurent extrêmement rares en milieu encadré, ils étaient liés à des malaises cardiaques. Ces situations rappellent à la fois l’efficacité de la surveillance en place et l’importance de privilégier des sites de baignade supervisés pour la pratique d’activités aquatiques.
Un profil de victimes qui se maintient
Le profil des personnes touchées par une noyade demeure similaire aux années précédentes. Les hommes représentent toujours la majorité des victimes, avec plus de 80 % des décès recensés en 2025. Plusieurs incidents sont survenus lors d’activités récréatives comme la navigation de plaisance (36 %) ou la baignade (13 %), souvent en l’absence de mesures de sécurité adéquates, notamment le port d’une veste de flottaison individuelle.
La sécurité des jeunes enfants : un enjeu prioritaire
Malgré un maintien du nombre de noyades, 5 décès ont été recensés chez les enfants âgés de 0 à 5 ans en 2025, un chiffre tout de même inférieur aux 7 noyades recensées en 2024. Cette réalité demeure néanmoins préoccupante, particulièrement en contexte résidentiel.
Les recherches menées par le Dr Hussein Wissanji en 2024 démontrent que pour chaque décès par noyade chez un enfant, plusieurs autres sont traités à l’urgence pour des incidents de quasi-noyade. L’absence de supervision directe et de barrières physiques autour des piscines figure parmi les facteurs de risque les plus fréquemment observés.
Dans ce contexte, la Société de sauvetage et le Dr Hussein Wissanji travaillent conjointement afin de faire modifier la date d’application de la mise à jour du règlement provincial sur la sécurité des piscines résidentielles, actuellement prévue pour le 30 septembre 2027. Dès novembre 2025, nous avons demandé que l’ensemble des piscines résidentielles soient assujetties au Règlement à compter du 1er juin 2026. La date initialement établie du 30 septembre 2025 visait un été 2026 sans aucune noyade d’enfants liée à l’accessibilité aux piscines, un objectif qui demeure atteignable.
Poursuivre les efforts, ensemble
Les résultats de 2025 démontrent que la prévention sauve des vies. Toutefois, ils rappellent aussi que la sécurité aquatique repose sur des gestes simples, mais essentiels : apprendre à nager, porter une veste de flottaison, surveiller activement les enfants et respecter les consignes près, sur et dans l’eau.
Alors que l’hiver est bien installé, il est important de rappeler que cette saison n’est pas sans risque : en moyenne, sept noyades surviennent chaque année durant la période hivernale. Les activités sur la glace comportent des dangers réels, surtout lorsque son épaisseur est incertaine. La prudence est essentielle, et le message demeure clair : quand c’est incertain, reste loin.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Ottawa va annoncer les prochaines étapes concernant l'aide médicale à mourir
Le ministre de la Justice, Sean Fraser, a déclaré qu’il annoncerait mercredi une décision très attendue concernant les prochaines mesures du gouvernement en matière d’aide médicale à mourir (AMM) au Canada. Ce sera la première fois que le gouvernement fédéral communiquera l’orientation qu’il compte adopter en matière d’aide ...
LIRE LA SUITE
Les associations LGBTQ+ exhortent Ottawa à prolonger le plan qui arrive à échéance
Les associations œuvrant en faveur des personnes LGBTQ+ exhortent le gouvernement Carney à renforcer le financement et les programmes destinés à répondre aux préoccupations croissantes en matière de santé mentale et de sécurité. En 2022, le gouvernement Trudeau a lancé un plan d’action visant à soutenir les Canadiens LGBTQ+, notamment ...
LIRE LA SUITE
Les dentistes proposent des solutions pour améliorer le régime de soins dentaires
Le Régime canadien de soins dentaires a «transformé l’accès aux soins pour des millions de patients», mais des demandes de remboursement sont rejetées sans explication et trop de personnes ne savent pas exactement ce qui est couvert. C'est ce que conclut l'Association dentaire canadienne dans un nouveau rapport, qu'elle a commandé afin ...
LIRE LA SUITE