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Liste rouge

Les papillons monarques en danger : voici comment les aider

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29 juillet 2022
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne

Fermez les yeux un instant et imaginez un papillon. Je parie que l’insecte flottant que vous visualisez a des ailes orange−rougeâtre, veinées de noir et bordées de taches blanches, les attributs emblématiques de notre bien−aimé papillon monarque américain.

Malheureusement, l’espèce qui peuple de nombreux souvenirs d’enfance est en difficulté.

Le papillon monarque migrateur a été ajouté la semaine dernière à la «liste rouge» des espèces menacées et classé comme «en danger» pour la première fois par l’Union internationale pour la conservation de la nature. C’est à deux pas de l’extinction à l’état sauvage.

Les scientifiques ont attribué la chute du nombre de monarques à la perte d’habitat, au changement climatique ainsi qu’à l’utilisation de pesticides et d’herbicides.

Que peuvent faire les jardiniers amateurs pour soutenir le monarque?

Si tous ceux qui lisent ceci plantaient une plante d’asclépiade, le bénéfice serait palpable. L’asclépiade est la seule plante que les chenilles de monarques mangent, et c’est là que les papillons adultes pondent leurs œufs. Sans elle, l’espèce ne pourrait tout simplement pas exister.

«Mais toutes les asclépiades ne sont pas identiques», explique Dawn Rodney, responsable de l’innovation et de la croissance à la National Wildlife Federation à Reston, en Virginie. Par exemple, «il existe une espèce envahissante appelée asclépiade tropicale (Asclepias curassavica) que nous voyons de plus en plus, et les gens ne comprennent pas qu’elle fait plus de mal que de bien».

La plante non indigène est problématique, car elle fleurit plus longtemps et, dans les régions tempérées, ne meurt pas. Cela peut empêcher les papillons de reconnaître le moment de leur migration, et cela peut propager des parasites mortels à la génération de chenilles de l’année suivante.

Pour choisir la bonne asclépiade, utilisez le site Web de la National Wildlife Federation à l’adresse nwf.org. Les monarques adultes ont aussi besoin d’autres plantes, en particulier celles qui ont des fleurs nectarifères. La National Wildlife Federation dispose également d’un outil sur son site Web pour trouver des plantes adaptées à votre emplacement.

Choisissez des plantes indigènes de votre région pour une source de nourriture de la plus haute qualité. Veillez à inclure des plantes à floraison tardive afin de fournir aux monarques le carburant nécessaire à leur migration annuelle d’automne.

Il est également important de connaître l’origine des plantes que vous achetez. 

«Il y a beaucoup de producteurs qui utilisent différents types de produits chimiques qui sont nocifs pour la faune», a indiqué M. Rodney, faisant référence aux pesticides et herbicides destinés à garder les plantes attrayantes sur les étagères des magasins. Lorsque vous ramenez des plantes traitées à la maison et que les papillons y pondent des œufs, les chenilles qui suivent meurent lorsqu’elles grignotent les feuilles.

Les pesticides néonicotinoïdes sont particulièrement nocifs pour l’espèce, a précisé M. Rodney, car ils peuvent tuer les abeilles et les papillons adultes qui ingèrent le pollen et le nectar toxiques des plantes traitées.

Étant donné que les plantes traitées ne sont pas étiquetées comme telles, M. Rodney conseille de demander au personnel de la jardinerie quelles sont leurs pratiques de lutte antiparasitaire. Acheter uniquement auprès de sources biologiques fiables ou cultiver vos propres plantes à partir de graines sont d’autres bonnes options.

Par rapport à l’utilisation des pesticides dans le potager, lorsque nous utilisons des produits chimiques sur nos plantes, il y a inévitablement des dommages collatéraux, notamment sur les monarques, mais aussi les oiseaux qui mangent les insectes empoisonnés.

Même les pesticides naturels et organiques peuvent nuire aux papillons et autres pollinisateurs. Mais si vous devez utiliser un tel produit, restez avec des savons insecticides, des huiles horticoles ou de l’huile de Neem, et appliquez−les uniquement à la tombée de la nuit, lorsque les pollinisateurs ne sont pas actifs. Contrairement à de nombreux produits chimiques synthétiques, ces produits perdent leur efficacité lorsqu’ils sont secs, de sorte que les papillons seront plus en sécurité le matin.

Enfin, envisagez d’aller plus loin en installant une station de flaques de papillons, c’est−à−dire de créer une flaque de boue (ou ajoutez de l’eau au sable) dans un endroit ensoleillé de la cour et placez−y une pierre plate. Les papillons prendront le soleil sur la pierre pour augmenter leur température et siroteront l’eau de la flaque d’eau pour compléter leur alimentation en nectar avec les sels, les vitamines et les minéraux dont ils ont besoin.

Jessica Damiano, The Associated Press

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