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Crimes sexuels: mobilisation suite à la décision d'un juge à Trois-Rivières

durée 12h00
11 juillet 2022
Angelique Villeneuve
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par Angelique Villeneuve, Journaliste

Une mobilisation a eu lieu le vendredi 8 juillet dernier en réaction à la sentence d’absolution conditionnelle prononcée à la suite de crimes sexuels.

Le Centre d’Aide et de Lutte Contre les Agressions à Caractère sexuel (CALACS) de Trois-Rivières en collaboration avec la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) et le Groupe d’Actions Femmes (GAF) de l’UQTR se sont mobilisés afin d’exprimer publiquement leurs inquiétudes et leur indignation face à la décision du juge Poliquin de la Cour du Québec, qui a accordée l’absolution conditionnelle à une personne ayant commis des crimes sexuels.

Selon ces organismes, la sanction à privilégier lors des cas d’agression sexuelle devrait être la prison ferme, et rien de moins. « Nous croyons que cette décision pourrait avoir des conséquences néfastes sur la confiance des personnes envers le système judiciaire actuel en matière de violences à caractère sexuel, ainsi que sur le rétablissement et la dignité des nombreuses personnes victimes », a expliqué Marie-Soleil Desrosiers, du CALACS de Trois-Rivières.

Leur avis s'oppose à cette décision accordée par le juge, puisqu'à leurs yeux une telle décision met en lumière la culture du viol présente dans le système judiciaire et va à l’encontre du rapport Rebâtir la confiance, déposé en décembre dernier par le comité d’experts sur l’accompagnement des victimes de violence sexuelle et de violence conjugale.

« Nos lois devraient protéger les citoyennes et citoyens, potentielles victimes. Elles ne devraient pas invalider ni manquer de respect aux personnes qui ont le courage de s’engager dans le processus judiciaire et qui sont aux prises avec des conséquences résultant d’une agression sexuelle » a mentionné Véronique Durocher, du GAF de l’UQTR.

Les organismes en question affirment que ces nombreuses conséquences devraient être considérées dans la détermination de la peine, voire avoir plus de poids que certains facteurs atténuants douteux.

« Nous considérons cette décision tel un recul par rapport aux droits des femmes et en matière de violences faites aux femmes. C’est pourquoi il est important de sensibiliser et de former les juges ainsi que les multiples intervenantes et intervenants qui gravitent autour des victimes », a souligné Joanne Blais, de la TCMFM.

Les organismes engagés dans la mobilisation considèrent ainsi qu'une agression est une agression, peu importe la durée, les aveux, ou la classe sociale de l’agresseur.

Leur revendication s'exprimait alors sous le thème Agissons pour protéger les victimes et non les agresseurs.

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