Une maladie génétique rare provoque des cancers chez la fillette âgée de 3 ans
Savannah et ses parents ont besoin d’aide dans leurs épreuves
Savannah et sa famille ont besoin d'aide pour passer au travers de leurs épreuves
Le 26 février, Savannah, à peine 3 ans, reçoit un diagnostic sévère de cancer au stade 5, la forme la plus agressive. Ses reins sont attaqués par une tumeur rare, la tumeur de Wilms.
Une tonne de brique lui est tombée sur le corps et sur la tête de sa mère Andréa Morissett et de son père Olivier Groleau, de Trois-Rivières.
La famille élargie est aussi touchée profondément par les malheurs qui assaillent la fillette. Sa grand-mère, Nancy Lacombe remue ciel et terre pour trouver le moyen d’aider sa fille et son gendre, qui prennent soin à plein temps de leur fillette, de son frère de 9 ans et de sa sœur âgée de 8 ans.
Les soins quotidiens, les allers-retours à l’hôpital Sainte-Justine et le lot de préoccupations font en sorte que les parents ne peuvent plus travailler : la priorité c’est Savannah.
Mardi, la fillette a passé 8 heures sur la table d’opération. On lui a enlevé le rein gauche attaqué par les tumeurs, et une partie du rein droit lui aussi atteint par les tumeurs de Wilms.
Le diagnostic est sévère et le pronostic est brutal. La cause des tumeurs vient de la moelle et du sang. C’est l’anémie de Fanconi. Un problème génétique rare, un gène manquant, provoque le premier cancer. Et il pourrait y en avoir d’autres, car la fillette traînera toute sa vie ce lourd fardeau.
Les spécialistes feront un suivi serré pour détecter d’autres cancers, car l’anémie de Fanconi fragilise la santé de la petite fille.
Nancy Lacombe raconte, en entrevue, que Savannah court le risque d’attraper d’autres cancers avec une espérance de vie de 25 ans au mieux. « Elle avait trois types de chimiothérapie, mais deux des traitements pouvaient provoquer d’autres cancers. Un seul traitement, moins fort, continue d’être administré parce qu’elle devait recevoir des transfusions de sang et de plaquettes. Elle ne peut pas avoir de radiothérapie, car cela pourrait provoquer d’autres cancers. Savannah est venu au monde et elle ne l’a pas eu facile. »
Son frère et sa sœur devront passer aussi des tests génétiques, car la maladie semble héréditaire. Rien d’encourageant pour la famille. Il n’existe pas de traitement pour l’anémie de Fanconi.
Pourtant, il y a une petite lumière au bout du tunnel. « En Espagne, une fillette du même âge que Savannah vient de recevoir une forme de vaccin pour lui redonner le gène manquant, raconte Mme Lacombe. On ne saura pas avant un an si le traitement fonctionne. »
Entre-temps, la famille se retrousse les manches. En fin de semaine, il y aura un « lave-o-dons » pour ramasser des fonds pour la famille et le projet d’aménagement de la cour arrière afin que Savannah puisse mettre le nez dehors en étant protégée du soleil.
Il aura lieu au 5410 rue Principale à Grand-Saint-Esprit, près de Trois-Rivières, samedi de midi à 17 h.
En même temps, deux liens sur GoFundMe ont été créés pour aider financièrement la famille (https://gofund.me/82b056a0) et l’autre pour recueillir les 10 000 $ pour réaménager la cour (https://gofund.me/fa55120a).
« Nous sommes 25 pour commencer les travaux dans la cour arrière le 4 juin», précise Mme Lacombe. Au moins, Savannah pourra sortir dans la cour avec son frère, sa sœur et ses parents.
(avec Jessica Brisson)
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