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La Coalition des forces sociales (CFS MCQ)

La crainte d'un crise à cause de l'inflation

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22 février 2022
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La Coalition des forces sociales (CFS MCQ) a tenu deux rassemblements lundi à Trois-Rivières et à Victoriaville pour sensibiliser les élus et les décideurs, car elle craint une crise causée par la montée inflationniste pour les gens à faibles revenus.

Depuis la dernière année, les citoyens et les citoyennes du Québec doivent composer avec une augmentation considérable du coût de la vie. Les hausses du prix des loyers, des aliments, de l’essence et de l’électricité sont les exemples les plus flagrants.

Cette explosion inflationniste a un impact majeur sur le budget des ménages québécois et génère une forte croissance des inégalités sociales qui affectent tout particulièrement les femmes, les familles et les personnes victimes de pauvreté.

Les membres de la Coalition des forces sociales affirment d’une seule voix que le contrôle efficace de l’inflation passe nécessairement par la règlementation accrue de certains secteurs économiques particuliers.

La Coalition demande que le gouvernement rétablisse sans tarder le mandat historique de la Régie de l’énergie d’assurer le contrôle des hausses tarifaires d’Hydro-Québec.

L'organisation demande aussi l’instauration d’un registre national des loyers afin de juguler l’explosion des coûts du logement locatif au Québec.

Quant à la hausse majeure du prix des aliments et de l’essence, la Coalition demande la mise en place d’une règlementation du gaspillage alimentaire, comme la réduction de la dépendance nationale aux énergies fossiles qui doit être accélérée et mise en priorité.

Pour les membres de la Coalition des forces sociales, la solution à l’actuelle crise inflationniste ne peut se limiter à une aide financière ponctuelle ni à une timide hausse du salaire minimum. Le message de la Coalition se veut clair : le gouvernement du Québec doit utiliser sans tarder les leviers règlementaires qu’il a à sa disposition afin de protéger la population d’un appauvrissement qui s’annonce être généralisée.

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), dans une étude parue en juin 2021, estime qu’entre 17 % et 19 % de la population du Québec n’a pas accès à un revenu viable, c’est-à-dire un revenu qui permet de combler les besoins de base comme s’alimenter, se vêtir ou se loger. Soulignons aussi que l’appui financier d’environ 200 dollars versé par le gouvernement du Québec à une frange de la population et la dernière hausse annoncée du salaire minimum sont des mesures nécessaires, mais largement insuffisantes pour combler les nombreux impacts négatifs de l’inflation.

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