Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Rapport annuel

Le Forum économique mondial ajoute la cybersécurité aux risques pour l'économie

durée 18h00
11 janvier 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

La cybersécurité et l’espace sont des risques émergents pour l’économie mondiale, s’ajoutant aux défis existants posés par les changements climatiques et la pandémie de coronavirus, a déclaré mardi le Forum économique mondial dans un rapport.

Le rapport sur les risques mondiaux est généralement publié avant le rassemblement hivernal annuel des PDG et des dirigeants mondiaux dans la station de ski suisse de Davos, mais l’événement a été reporté pour une deuxième année consécutive en raison de la COVID−19. Le Forum économique mondial prévoit toujours des séances virtuelles la semaine prochaine.

Voici un aperçu du rapport, qui est basé sur une enquête menée auprès d’environ 1000 experts et dirigeants.

► Perspectives mondiales
Alors que 2022 commence, la pandémie et son impact économique et sociétal constituent toujours une «menace critique» pour le monde, selon le rapport. Les grandes différences entre l’accès des pays riches et pauvres aux vaccins signifient que leurs économies se rétablissent à des rythmes inégaux, ce qui pourrait aggraver les divisions sociales et exacerber les tensions géopolitiques.

D’ici 2024, l’économie mondiale devrait être inférieure de 2,3 % à ce qu’elle aurait été sans la pandémie. Mais cette donnée masque les différents taux de croissance entre les pays en développement, dont les économies devraient être 5,5 % inférieures à ce qu’elles étaient avant la pandémie, et les pays riches, qui devraient voir leurs économies augmenter de 0,9 %.

► Dangers numériques
La pandémie a forcé un énorme changement – obligeant de nombreuses personnes à travailler ou à suivre des cours à domicile et donnant lieu à une explosion du nombre de plateformes et d’appareils en ligne pour faciliter la transformation, ce qui a considérablement fait augmenter les risques de sécurité, selon le rapport.

«Nous en sommes maintenant au point où les cybermenaces se développent plus rapidement que notre capacité à les prévenir et à les gérer efficacement», a déclaré Carolina Klint, responsable de la gestion des risques chez Marsh, dont la société mère Marsh McLennan a co−écrit le rapport avec Zurich Insurance Group et Groupe SK.

Les cyberattaques deviennent de plus en plus agressives et répandues, car les criminels utilisent des tactiques plus dures pour s’attaquer à des cibles plus vulnérables, selon le rapport. Les attaques de logiciels malveillants et de rançongiciels ont explosé, tandis que l’essor des cryptomonnaies permet aux criminels en ligne de masquer facilement les paiements qu’ils ont collectés.

Bien que les personnes ayant répondu à l’enquête aient cité les menaces de cybersécurité comme un risque à court et moyen terme, Mme Klint a précisé que les auteurs du rapport s’inquiétaient du fait que l’enjeu ne soit pas priorisé davantage, suggérant qu’il s’agit d’un «angle mort» pour les entreprises et les gouvernements.

► Course spatiale
L’espace est la dernière frontière — pour le risque.

La baisse des coûts de la technologie a conduit à une nouvelle course à l’espace entre les entreprises et les gouvernements. L’année dernière, l’entreprise de tourisme spatial du fondateur d’Amazon Jeff Bezos, Blue Origin, et celle de Richard Branson Virgin Galactic ont décollé, tandis que l’entreprise Space X d’Elon Musk a réalisé des avancées dans le décollage d’astronautes et de satellites.

Pendant ce temps, une multitude de pays renforcent leurs programmes spatiaux alors qu’ils recherchent une puissance géopolitique et militaire ou des gains scientifiques et commerciaux, selon le rapport.

Mais tous ces programmes font courir un risque de frictions en orbite.

«L’exploitation accrue de ces orbites comporte un risque de congestion, une augmentation des débris et la possibilité de collisions dans un domaine avec peu de structures de gouvernance pour atténuer les nouvelles menaces», indique le rapport.

► Crise climatique
L’environnement demeure la plus grande préoccupation à long terme.

La santé de la planète au cours de la prochaine décennie est la préoccupation dominante, selon les répondants à l’enquête, qui ont cité l’incapacité d’agir sur les changements climatiques, les conditions météorologiques extrêmes et la perte de biodiversité comme étant les trois principaux risques.

Le rapport note que différents pays optent pour des approches différentes, certains avançant plus rapidement que d’autres pour adopter un modèle carboneutre. Les deux approches ont des inconvénients. Alors qu’un mouvement lent pourrait radicaliser davantage de personnes qui pensent que le gouvernement n’agit pas de manière urgente, un abandon plus rapide des industries à forte intensité de carbone pourrait provoquer des troubles économiques et mettre des millions de personnes au chômage.

«L’adoption de politiques environnementales hâtives pourrait également avoir des conséquences inattendues pour la nature», note le rapport. «Il existe encore de nombreux risques inconnus liés au déploiement de technologies biotechniques et de géo−ingénierie non testées.»

Kelvin Chan, The Associated Press

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Entente de principe entre Québec et les contrôleurs routiers

Une entente de principe est intervenue entre Québec et les contrôleurs routiers quant au renouvellement de leur convention collective. L'entente est intervenue jeudi soir entre la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, qui représente 300 membres, et le Conseil du trésor, épaulé par Contrôle routier Québec, une agence rattachée à ...

Publié hier à 11h00

Plus de 71 700 $ récoltés lors de la campagne Une moustache pour mon CH

La 13e édition de la campagne Une moustache pour mon CH a permis de récolter un total de 71 720$ au profit du Fonds en urologie à la mémoire de Gilles Rousseau. Grâce à ce dernier don, le fonds, créé en 2008, a officiellement franchi le cap des 1 million de dollars amassés pour améliorer les soins en urologie à Trois-Rivières. Ce moment ...

Publié le 27 novembre 2025

Difficile d'avoir accès à un médecin spécialiste, déplore le vérificateur général

Il est difficile au Québec d'obtenir une première consultation avec un médecin spécialiste, déplore le vérificateur général par intérim, Alain Fortin. Dans son rapport déposé à l'Assemblée nationale jeudi, M. Fortin souligne que bien que les problèmes soient «connus depuis plusieurs années», le déploiement de mesures pour améliorer la situation ...