Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dans un contexte de distanciation sociale

Projet DECOPA: sur 330 volontaires de l'UQTR, seul 1,8% est aymptomatique

durée 13h00
27 avril 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

L’équipe responsable du projet DECOPA, qui avait opéré une clinique temporaire spécialement dédiée à la recherche chez les individus asymptomatiques de la COVID-19, vient de compléter l’analyse préliminaire des données recueillies du 14 au 17 avril. Nommée DECOPA pour "Dépistage de la COVID-19 dans une population asymptomatique communautaire", cette initiative a été concrétisée par plus d’une vingtaine de personnes.

Sur les 330 volontaires ayant passé les tests par prélèvements oropharyngés et des voies nasales – un procédé autorisé par Santé Canada visant à détecter le virus par la présence d’acides nucléiques viraux – seulement 1,82 % des participants ont obtenu un résultat positif.

Cette observation par l’équipe de chercheurs survient dans une période où la Mauricie se classait parmi les régions ayant enregistré le plus de cas d’infection à la COVID-19.

Rappelons toutefois que pour les fins de ce projet, mené conjointement par les chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) auquel le Cégep de Trois-Rivières a également contribué, seuls les employés de l’UQTR âgés de moins de 70 ans et résidant en Mauricie étaient invités à participer.

« De quoi rassurer la population et les autorités »

Cet échantillon a été choisi car les employés de l’UQTR avaient reçu les directives de distanciation sociale décrétées par le gouvernement provincial le vendredi 13 mars, soit trois jours après l’annonce de la pandémie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« Notre recherche visait à évaluer s’il y avait un grand nombre de porteurs de la COVID-19 asymptomatiques dans une population sujette à des mesures de distanciation sociale, explique Alexis Danylo, médecin-infectiologue au CIUSSS MCQ. Cette donnée est importante car, bien que la contagiosité des porteurs asymptomatiques soit inconnue, ces individus pourraient contribuer à la transmission de la maladie sans même le savoir. Il s’avère que le nombre de porteurs asymptomatiques est très faible, ce qui a de quoi rassurer la population et les autorités ». Le Dr rappelle que le projet DECOPA était le premier centre de dépistage communautaire au Québec.

« Il est primordial de connaitre l'importance de ce phénomène au niveau communautaire, car il permet d'orienter les mesures de santé publique à prendre, renchérit Hugo Germain, professeur au Département de chimie, biochimie et physique de l’UQTR et l’un des cochercheurs principaux du projet. Les données obtenues pourront avoir de multiples retombées immédiates. Elles pourraient permettre de revoir le modèle de distanciation sociale, d’évaluer les projections sur les taux potentiels d’hospitalisation et d’estimer si une forte ou faible proportion de la population est susceptible d'avoir développé une immunité et ainsi être mieux préparé pour une seconde vague ».

Un projet rassembleur

L’expérience de cette collaboration entre l’UQTR, le CIUSSS MCQ et le Cégep de Trois-Rivières démontre toute la pertinence d’unir les experts régionaux, spécialement dans des contextes où la société et le milieu scientifique sont à la recherche de réponses rapides sur des enjeux majeurs de santé publique. C’est cette collaboration étroite qui a permis de déployer rapidement toutes les actions essentielles à la réalisation du projet DECOPA.

« La réponse des membres de la communauté universitaire a été remarquable sur le plan de la participation et les chercheurs sont reconnaissants. De plus, la collaboration entre les établissements d’enseignement et de soins a permis d’adresser simultanément et de façon extrêmement rapide les enjeux logistiques, éthiques, financiers, cliniques et de sécurité que soulevait la réalisation de ce projet de recherche. C’est une force sur laquelle nos milieux doivent tabler », souligne Lyne Cloutier, professeure du Département de sciences infirmières de l’UQTR.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...

Publié hier à 15h00

Des solutions existent pour les problèmes de nids-de-poule, mais il faut investir

Alors que les nids-de-poule continuent de parsemer les rues de Montréal, un professeur de l'École de technologie supérieure (ÉTS) affirme avoir des solutions. Le problème, déplore-t-il, est le manque d'investissements et de volonté politique. «Personne ne veut assumer la responsabilité», soutient Alan Carter, qui est professeur au Département de ...

Publié hier à 12h00

Consultations prébudgétaires: la CSQ propose une taxe sur les boissons sucrées

La CSQ propose entre autres une taxe de 30 cents le litre sur les boissons sucrées, afin de contribuer à assurer un financement stable et suffisant des services publics. C'est là l'une des suggestions que fait la centrale syndicale, dans le cadre des consultations prébudgétaires que mène le ministre des Finances, Eric Girard. Elle rencontre le ...