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Mauricie: Tournée de la FTQ et «Journée du grand dérangement»

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26 novembre 2014
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Un texte d'Anne-Sophie Bois et Guy Levasseur

Alors que se déroule au Québec, en ce mercredi 26 novembre, la «journée du grand dérangement», organisée par la Coalition syndicale pour la libre négociation, la tournée du Front commun de la FTQ s’arrête dans la région de la Mauricie pour rencontrer les travailleuses et les travailleurs des services publics et visiter leurs milieux de travail.

Les porte-parole du Front commun qui font une tournée du Québec sont, Véronique De Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean-Pierre Ouellet, président du Syndicat québécois des employées et employés de service de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et Louise Chabot, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), sont de passage pour rencontrer les travailleuses et les travailleurs des services publics et de visiter leurs milieux de travail.

« Nous parlons au nom de plus de 400 000 travailleuses et travailleurs qui œuvrent dans tous les domaines, dans toutes les régions du Québec. Cette négociation est importante, non seulement pour nos membres, mais pour toute la population. Il ne s’agit pas seulement de donner à nos membres les conditions de travail qu’ils méritent, mais aussi d’assurer l’avenir des services publics », déclare Véronique De Sève.

Tous les travailleurs de ces secteurs sont invités à participer à une assemblée publique aura également lieu ce soir, à 17 h 45, à la salle Turenne de l’Hippodrome 3R, 1850, boul. des Forges à Trois-Rivières, afin d’échanger avec les membres sur les grands enjeux de ces négociations pour le renouvellement des conventions collectives.

Les services publics : un moteur économique régional

« Nous sommes face à un enjeu majeur. Le gouvernement prévoit le départ à la retraite de 15 000 employés du secteur public annuellement, au cours des prochaines années. Des mesures concrètes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre doivent être convenues avec le gouvernement. Nous devons, dès aujourd’hui, prendre les moyens nécessaires pour assurer la continuité et la qualité des services publics dans la région », a précisé Louise Chabot.

Dans notre région, près de 8 500 salariés des services publics contribuent à dynamiser l’économie en détenant 8 % des emplois. C’est une somme de près de 275 millions de dollars qui sont injectés dans l’économie régionale.

Du côté de la fonction publique, ce sont 800 femmes et hommes qui donnent vie aux programmes gouvernementaux et qui répondent aux besoins de la population. Dans le secteur de la santé et des services sociaux, ce sont 1 340 travailleuses et travailleurs dévoués qui prennent soin de nos familles.

Des conditions de travail qui doivent être améliorées

Les demandes salariales du Front commun sont de l’ordre de 4,5 % par année, pour une convention collective d’une durée de trois ans. Elles s’expliquent ainsi : 2 % par année pour combler le retard de la rémunération globale identifié par l’ISQ; 2 % supplémentaires pour maintenir la parité salariale avec les autres salariés québécois au cours de la durée de la convention et afin d’assurer une protection contre la hausse du coût de la vie et, enfin, un montant fixe équivalent à 0,5 % du salaire moyen afin que la croissance économique du Québec puisse bénéficier aux employés de l’État.

« Il est grand temps de donner aux travailleuses et aux travailleurs des services publics les conditions de travail qu’ils méritent. Il est faux de prétendre qu’ils bénéficient d’une sécurité d’emploi justifiant une rémunération inférieure au reste du marché du travail. Les employés du secteur public revendiquent ce qui leur revient, ni plus, ni moins », a souligné Jean-Pierre Ouellet. 

Journée du grand dérangement dans les villes du Québec 

Dans près de 25 villes du Québec, des lieux de piquetage rassemblent près de 5000 personnes qui manifestent leur mécontentement face au projet de loi 3. À Trois-Rivières, des manifestations se sont déroulées en matinée à l'UQTR, au bureau du ministre Jean-Denis Girard et à Shawinigan, notamment devant l'Hôtel de ville.

En ce qui concerne Trois-Rivières, la manifestation était des plus modestes. Le président des cols bleus de la Ville de Trois-Rivières Simon Lapierre explique l'objet de la manifestation :

« Dans les locaux et sur les terrains, des gens ont des macarons, des brassards et pour les policiers, des pantalons d'armée, des étiquettes sur les voitures des services publics (autobus et autres). Faut comprendre qu'ici en région, on a pas de mandat de grèves, donc les gens viennent participer à des rassemblements , comme ici devant le bureau du député Girard. On y va de façon légale. Nous voulons faire savoir que nous sommes en désacord. Il est évident que nous ici comme tous les autres, on ne veut pas de cette loi matraque. Nous on veut encore négocier avec nos employeurs. »

Pause café «syndicale» à l'UQTR

Par ailleurs, toujours dans le cadre de la Journée du grand dérangement, une centaine d'employés de soutien, de chargés de cours, de professeurs, de professionnels et des membres de l'Association étudiante de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont tous fait une pause café dans le grand hall d'entré du pavillon Albert-Tessier.

Ils revendiquent notamment le futur projet de loi sur les régimes de retraite des universités. « Ce projet similaire à celui déposé pour les régimes de retraite des employés municipaux (projet de loi 3). Si un tel projet devait être adopté, cela aurait des impacts majeurs sur les régimes de retraite de l'UQ (RRUQ). L'IPUQTR considère que la situation des régimes de retraite des universités ne se compare pas à ceux des municipalités. La situation financière du RRUQ s'améliore de jour en jour grâce à de meilleurs rendements et ne nécessite pas l'intervention du gouvernement pour corriger la situation », pouvait-on lire sur le feuillet remis à tous les membres présents.

Manifestation à Shawinigan

Plus d’une centaine d’employé(e)s municipaux de Shawinigan, Saint-Boniface, de la MRC Mékinac, Hérouxville et de Saint-Séverin se sont réunis le mercredi 26 novembre devant l’hôtel de ville de Shawinigan pour protester contre le projet de loi 3 du gouvernement envers les régimes de retraite du secteur municipal.

Par la suite, les personnes présentes ont entamé une marche de solidarité pour dénoncer le gouvernement au niveau de leur régime de retraite. Cette action locale  s’inscrivait dans une série d’actions de perturbations qui se sont déroulées à la grandeur du Québec.

« Les gens ont décidé de se réunir aujourd’hui pour exprimer encore une fois leur indignation face au projet de loi 3. Ils sont aussi ici pour dire leur intention de résister à cet assaut inqualifiable envers les travailleurs tant que le gouvernement n’aura pas choisi de reculer », a expliqué Alain Thiffault, président du Syndicat des cols bleus de la nouvelle ville de Shawinigan (CSN).

 

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