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Yvon Carignan sort de son mutisme

durée 22h55
19 juin 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

Bientôt trois mois après la nomination d’un nouveau directeur général à la Maison Carignan et après avoir d’abord refusé de commenter l’affaire, le fondateur de la maison de thérapie est sorti de son mutisme pour dénoncer son congédiement, qui devrait vraisemblablement s’officialiser le 27 juin prochain.

Le 17 février dernier, Yvon Carignan, qui a fondé la Maison qui porte son nom il y a 25 ans, reçoit la visite de trois membres du conseil d’administration dans son bureau. Ceux-ci lui demandent «d’aller en vacances».

«Je leur ai demandé pourquoi ils voulaient que je prenne des vacances. Ils m’ont dit "il faut que tu quittes la Maison". Je leur ai demandé si j’étais congédié et ils m’ont répondu "oui"», résume M. Carignan.

C’est finalement d’une suspension avec solde dont a hérité le fondateur du centre de thérapie pour alcooliques et toxicomanes. Le conseil d’administration explique cette décision par le fait que l’ex-directeur général ferait l'objet d'une enquête interne pour des irrégularités dans la gestion de la Maison Carignan.

«L’année d’avant, ils m’ont mis dans les pattes un employé chargé de préparer les états financiers, mais il n’était pas capable de faire <I>la job<I> puisqu’il ne connaissait pas le logiciel comptable qu’on utilise. En fait, il était plutôt là à la demande du président du C.A. pour faire une enquête sur moi», poursuit M. Carignan.

Les états financiers préparés par cet employé indiquent un déficit de plus de 186 000$, un chiffre qui ne tient toutefois pas la route, selon M. Carignan, appuyé par les conclusions de la firme comptable chargée de les vérifier.

Des résidents malmenés

Selon le fondateur et d’anciens pensionnaires de la Maison Carignan, les résidents de cette dernière vivent désormais dans la peur du conseil d’administration. L’un d’entre eux aurait affirmé s’être fait refuser son droit de sortie d’une fin de semaine sur deux simplement pour avoir mentionné s’ennuyer d’Yvon Carignan. Ce dernier ne peut d’ailleurs plus rendre visite aux pensionnaires qu’il accompagnait dans leur thérapie.

«Je suis allé leur rendre visite et peu de temps après, j’ai reçu une mise en demeure comme quoi j’avais rendu les résidents agités», déplore-t-il.

«Crucifixion» le 27 juin

L’assemblée générale annuelle de la Maison Carignan aura lieu le 27 juin prochain. Le fondateur du centre de thérapie devrait être démis de ses fonctions de membre du C.A. lors de cette réunion, selon un ordre du jour qu’il a reçu des mains d’un huissier. Or, M. Carignan ne pourra même pas compter sur le soutien des résidents, qui ont droit de parole à cette assemblée, puisque cette dernière a été déplacée à l’Auberge Godefroy, tôt le matin, alors qu’elle devait avoir lieu à la Maison Carignan.

«Ils ont éloigné l’assemblée de la maison pour que les usagers ne parlent pas. Je vais vivre ma crucifixion le 27 juin et me faire jeter après avoir donné 25 ans de ma vie», s’exclame-t-il.

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