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La STTR passe à l’ère mobile

durée 16h42
24 avril 2014
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Par Amélie Marcoux
TROIS-RIVIÈRES - 

Après Toronto, Vancouver, Montréal et une soixantaine d’autres villes à travers le monde, Trois-Rivières fait maintenant partie des villes dont les usagers du transport en commun peuvent utiliser l’application «Transit App».

L’application pour téléphone intelligent «Transit App» permet depuis jeudi d’obtenir à Trois-Rivières un itinéraire sur mesure du transport en commun. L’application indique à l’utilisateur quel trajet d’autobus est le plus court pour se rendre à la destination qu’il désire en fonction de sa localisation. Pour l’instant, l’information est calculée à partir des horaires et des trajets planifiés, mais l’objectif est que l’application utilise des données en temps réel.

D’ici 18 mois, l’application devrait permettre aux utilisateurs de voir sur une carte où se situe l’autobus qu’il veut prendre et dans combien de temps exactement il arrivera à l’arrêt désiré. Pour le coordonnateur planification et système de transport intelligents, Denis Matarangas, il s’agit «carrément d’une révolution dans le transport en commun à Trois-Rivières». Il explique que l’attente à un arrêt sans savoir si l’autobus est déjà passé ou est en retard représente un irritant majeur pour les utilisateurs du transport en commun, et que ce nouveau service «va permettre d’éliminer cet irritant». Il dit d’ailleurs être «convaincu que ça va avoir une influence sur l’achalandage» à la STTR.

Le Projet CITÉ

L’implantation de l’application «Transit App» à Trois-Rivières est possible grâce à un virage technologique au sein de la STTR amorcé avec le «Projet CITÉ». «Le plus gros défi de la STTR depuis sa création», comme l’a exprimé Ginette Bellemare, présidente de la STTR.

En novembre dernier, un nouveau système a été implanté dans les autobus. Denis Matarangas décrit ce système comme «les yeux de la STTR» puisqu’il permet aux chauffeurs et au centre de contrôle de la STTR d’obtenir des données en temps réel provenant des autobus. Ce sont ces données qui seront utilisées pour le service en temps réel de l’application. Pour l’instant, l’information recueillie avec ce système est utilisée pour les panneaux informatiques qui informent les passagers des prochains arrêts, de la destination, des correspondances possibles et des détours s’il y a lieu.

Le système a contribué à améliorer l’offre de la STTR. Denis Matarangas affirme que le respect de la cible «maximum d’une minute en avance ou de quatre minutes en retard sur l’horaire» a augmenté de 20% depuis novembre. «Les chauffeurs savent maintenant en temps réel par exemple s’ils sont une minute d’avance ou trois minutes en retard et peuvent ajuster leur conduite», dit-il. Avant, les chauffeurs devaient faire le calcul dans leur tête à partir de l’horaire papier, ce qui rendait le processus du respect de l’horaire plus compliqué.

 

Collaboration entre villes

Pour ce projet, Trois-Rivières s’est associée à Saguenay, Sherbrooke et Lévis dont les sociétés de transport avaient les mêmes intentions de modernisation des services. « Séparément, ces sociétés n’auraient pu mettre à terme un aussi gros projet», a mentionné Denis Matarangas.

À Trois-Rivières, le projet comportant différentes phases est évalué à 4 millions de dollars provenant à majorité, environ 75%, du financement du ministère des Transports.

 

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