Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une collection éphémère

durée 11h46
12 septembre 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Karine Blanchette
TROIS-RIVIÈRES - 

Faire ses achats au magasin à un dollar et dans les quincailleries pour confectionner des robes de style victorien est un geste tout à fait naturel pour Frédérick-Chantal Bacon. Ses costumes fabriqués avec des nappes en plastique et du papier bulles font la joie de celles qui les portent.

Cerceaux de hula hoop, ruban à cadeau, tapis de bain, tubes d’isolant à plomberie servent de structure aux robes pour le moins originales et éphémères.

Cette passion a vu le jour un soir neigeux d’Halloween. Sa fille ne pouvant porter son beau costume par-dessus son gros manteau d’hiver, Frédérick-Chantal Bacon décide d’agrafer des nappes et des fleurs directement sur les vêtements d’hiver de l’enfant. L’idée de fabriquer des robes victoriennes avec des matériaux plutôt inusités s’est donc mise à trotter dans la tête de celle qui avoue avoir toujours aimé bricoler.

«Je comble le besoin de la petite fille en moi qui rêvait des grosses robes de princesses. J’ai autant de plaisir à les confectionner qu’à les porter», confie madame Bacon à propos de ses créations qui sont portées lors de la parade du Noël du campeur du Domaine au grand R. «Chaque fin de semaine, le camping organise des journées thématiques où les gens se déguisent. C’est donc un milieu de travail idéal pour moi», souligne celle qui se passionne aussi pour la décoration de salles.

Des projets plein la tête

Les passe-temps de Frédérick-Chantal Bacon ne se limitent donc pas à la création de robes dont deux ont d’ailleurs été portées lors du défilé de la Fierté gaie à Montréal. En effet, elle caresse également le rêve de fabriquer une cotte de mailles avec des trombones et de confectionner une robe à l’aide de couvercles de boîte de conserve. «Je donne un autre sens au mot récupération», affirme la Trifluvienne qui souhaite également suivre des cours de chapellerie, un art qui se perd: les personnes portant le couvre-chef se faisant de plus en plus rares de nos jours.

L’influence du costume

Dans une société qui valorise la performance et le rendement, «passer des heures dans mon atelier à laisser libre cours à ma créativité, ça me permet de tendre vers un équilibre», confie madame Bacon.

«J’ai toujours aimé porter les costumes. Ça me permet d’être qui je veux au moment où je le veux. Je crois que les gens qui se déguisent adoptent une autre personnalité, celle du costume, le temps qu’ils le portent. Je ne suis pas certaine que l’habit ne fait pas le moine», conclut-elle.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 mars 2026

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié le 20 mars 2026

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié le 20 mars 2026

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...