Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le moratoire s'étend

durée 21h19
15 février 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Guillaume Jacob
TROIS-RIVIÈRES - 

Il sera désormais interdit de pêcher la perchaude en aval du pont Laviolette, jusqu’à la hauteur de Saint-Pierre-les-Becquets. Le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves François Blanchet, étend le moratoire qui se limitait jusqu’à maintenant au lac Saint-Pierre.

Le ministre en a fait l’annonce vendredi soir lors d’une conférence tenue dans le cadre de l’Éco-Salon du lac Saint-Pierre.

La population de perchaude du lac Saint-Pierre serait grandement menacée selon de récentes études scientifiques. Le volume de pêche est passé de plus de 300 tonnes par année dans les années 1980 à un peu plus de 10 tonnes avant l’imposition du moratoire, en 2012.

« En aucun cas devons-nous attribuer la faute du déclin de l’espèce aux pêcheurs, a précisé le ministre. Ils en sont les victimes. Les causes sont tout autres. » La piètre qualité de l’eau du lac Saint-Pierre et la destruction des habitats seraient plutôt à blâmer. La baisse des stocks de perchaude serait un symptôme parmi tant d’autres de la santé fragile de ce milieu classé réserve mondiale de la biosphère, a soutenu M. Blanchet.

Ceci dit, le ministre de l’Environnement a aussi annoncé vendredi soir la mise en œuvre d’une stratégie pour améliorer l’état du lac Saint-Pierre. « Le moratoire n’est que le début de la solution », a-t-il mentionné.

La première étape de cette stratégie consistera à mettre en place une table de concertation régionale. Cette dernière aura le mandat d’approfondir les recherches pour établir les causes du déclin de la perchaude et les raisons pour lesquelles le lac est en si piètres conditions. D’ailleurs, 11 autres tables de concertation seront créées pour autant de secteurs qui bordent le fleuve Saint-Laurent un peu partout au Québec.

Le ministre veut un consensus

Pour l’instant, plusieurs pourvoyeurs du lac Saint-Pierre doutent des résultats des plus récentes études sur l’état des stocks. De nouvelles démarches seront donc lancées qui impliqueront autant les pêcheurs que les scientifiques.

« Si tous les intervenants s’entendent, ils auront mon appui et des moyens », a promis M. Blanchet. Un budget de 100 000 $ est à la disposition des chercheurs et le ministre invite les municipalités, les MRC et les Conseils régionaux des élus à majorer cette somme.

Une fois le diagnostic posé, tous devront s’entendre sur les actions à prendre. Le ministre souhaite que le lac Saint-Pierre et ses rives deviennent un vaste chantier de réhabilitation des milieux naturels. Il promet de soutenir les projets qui seront à la fois créateurs d’emplois et pertinents d’un point de vue environnemental.

« Sans parler au nom de la Table de diversification qui pilote le déploiement d’un fonds de 200 M$ (pour pallier la perte de Gentilly-2), je me permets de le citer comme exemple de financement possible », a-t-il déclaré.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié hier à 15h00

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié hier à 12h00

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...