Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ginette Leblanc a manqué de temps

durée 17h45
9 février 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

Les funérailles de Ginette Leblanc ont eu lieu samedi à Trois-Rivières. Près de 300 personnes ont tenu à rendre un dernier hommage à celle qui militait en faveur du suicide assisté.

Une liturgie de la parole a été célébrée à la Coopérative funéraire de la Mauricie en fin d’après-midi.

« Égoïstement, j’aurais aimé la garder avec nous, mais par amour, je l’ai laissée partir. C’est très difficile, a témoigné la fille de Mme Leblanc, Dominique Lavergne. Ma mère était une personne forte, solide et humble. »

Ginette Leblanc est décédée le 2 février dernier, à l’âge de 49 ans, au Centre d’hébergement Cloutier-du-Rivage, à Trois-Rivières. C’est un accident vasculaire cérébral qui l’a emportée.

Combat inachevé

La Trifluvienne était atteinte d’une maladie incurable, la sclérose latérale amyotrophique, depuis 2007. En 2011, elle avait entrepris un combat juridique pour la légalisation du suicide assisté, combat qu’elle n’aura finalement pu terminer. Mme Leblanc devait revenir en cours en mars prochain pour la suite des procédures.

Son conjoint a déploré la lenteur du système judiciaire. « Sa cause a été reportée plusieurs fois. Elle n’est pas morte comme elle le désirait. Je ne souhaite pas ça à personne », a souligné Claude Deschênes.

Continuer à se battre

« Je veux poursuivre ça qu’a entamé ma mère. Elle a forcé une remise en question et c’est quand on se remet en question qu’on prend les meilleures décisions », a affirmé Dominique Lavergne.

Claude Deschênes abonde dans le même sens. « Sur le plan juridique, je ne peux rien faire. Il faut trouver quelqu’un qui reprendra la cause. Il faut absolument sensibiliser le gouvernement et la population face au suicide assisté », a-t-il fait valoir.

L’avocat de Ginette Leblanc a mis fin aux procédures judiciaires la semaine dernière. « Elle était la seule demanderesse. Le droit de mourir dans la dignité est un droit personnel. Ainsi, sa succession ne pouvait pas poursuivre les démarches », a expliqué Me René Duval.

Ce dernier mentionne toutefois que toute personne étant dans la même situation que Mme Leblanc pourrait faire une demande à la cour supérieure de sa province afin d’obtenir une exemption constitutionnelle permettant le suicide assisté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 14h00

Les Canadiens sont invités à répondre au recensement de 2026

Les Canadiens ont environ une semaine pour remplir le dernier recensement du gouvernement fédéral. Statistique Canada indique que les ménages et les exploitations agricoles recevront bientôt par la poste des lettres contenant des instructions sur la manière de remplir les questionnaires avant le j». La Loi sur la statistique fédérale stipule ...

Publié à 10h00

Jacques Newashish reçoit la Médaille de la Lieutenante-gouverneure du Québec

L’artiste atikamekw et aîné en résidence à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Jacques Newashish a reçu la Médaille de la Lieutenante-gouverneure du Québec pour les Premières Nations. Cette médaille, attribuée par l’honorable Manon Jeannotte le 29 avril dernier, vise à souligner l’engagement, le talent et les contributions ...

Publié hier à 12h00

Les orthophonistes s'inquiètent du temps d'écran des tout-petits

Trop de parents ignorent encore les effets négatifs que les écrans peuvent avoir sur le développement de leurs enfants en bas âge, déplore l'Association d’orthophonistes et des audiologistes du Québec. De nombreuses études établissent une corrélation entre le temps d'écran d'enfants de moins de cinq ans et les risques de développer un retard de ...