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Odeur d’arrêt de travail chez ABI

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7 février 2013
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Par Nicolas Ducharme
BÉCANCOUR - 

Le conflit entre les employés de l’Aluminerie de Bécancour (ABI) et ses employés s’envenime. Le syndicat des Métallos, qui représente les 900 travailleurs de l’endroit, affirme que l’offre finale de la partie patronale est insuffisante.

Le contrat de travail entre ABI et ses employés est échu depuis le 22 novembre, mais les négociations sont entamées depuis cinq mois. Lundi, la partie patronale a déposé une offre qualifiée de dernière chance dont les détails ont été gardés secrets.

Le président de la section locale 9700, Clément Masse, a affirmé dans un communiqué, jeudi, que la proposition d’ABI ne répond pas aux attentes du syndicat.

« Cette offre finale ne rencontre par les priorités identifiées par les membres pour cette négociation. De plus, la proposition comprend plusieurs changements à nos conventions collectives qui correspondent à des demandes de l’employeur. »

À son avis, les travailleurs sortiraient perdants de cette entente, eux qui avaient consenti une diminution de 15 % des heures travaillées en 2009. « Ça prend une solution gagnant-gagnant. Ce n’est pas ce que nous avons entre les mains pour le moment », a ajouté M. Masse.

Le syndicat et ABI se sont refusés à davantage de commentaires.

Une catastrophe pour la région

À la lumière des derniers développements, un conflit de travail se profile à l’horizon. La partie patronale pourrait déclencher un lock-out alors que les employés détiennent un mandat de grève depuis le 21 novembre. Une roulotte aux couleurs du syndicat est déjà bien en vue à l’entrée de l’usine, qui se spécialise dans la production d’aluminium sous forme de plaques de laminage, de lingots-T et de billettes.

ABI est le deuxième plus grand employeur de la région, qui sera grandement touchée par la fermeture prochaine de la centrale nucléaire Gentilly-2. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec, Jean-Denis Girard, craint que le refus des travailleurs mène à la fermeture de l’entreprise.

« Ce n’est peut-être pas ce que les employés avaient demandé à 100 %, mais s’ils font quelques concessions et s’assurent d’avoir un emploi pendant 10 ans, ça doit peser dans la balance avant de prendre la décision finale. Ils se doivent de penser aux gens, mais aussi aux conséquences pour la région. »

Les syndiqués se prononceront sur l’offre en assemblée générale les 12 et 13 février à Trois-Rivières.

 

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