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Le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières traîne de la patte

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14 décembre 2012
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Par Guillaume Jacob
TROIS-RIVIÈRES - 

Le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières fait piètre figure en ce qui a trait au taux de mortalité des patients qui y sont admis. C’est ce que laisse croire une récente étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), qui a examiné les données provenant de 600 hôpitaux partout au pays.

L’hôpital trifluvien fait partie des quatre centres de soins québécois dont le taux de mortalité surpasse la moyenne canadienne.

Pour arriver à ce constat, l’ICIS a recensé le nombre de mortalités qui « en principe, auraient pu être évitées » au sein des différents établissements, explique le porte-parole de l’Institut, Claude Lemay. Bien sûr, le secteur des soins palliatifs n’a pas été pris en compte.

Il résulte de ce recensement un indicateur baptisé « ratio normalisé de mortalité hospitalière ». Au cours des quatre dernières années, ce ratio s’est toujours maintenu au-dessus de la moyenne nationale (fixée à 100) au Centre hospitalier régional. Il a toutefois baissé, passant de 131 en 2007-08 à 115 en 2010-11.

L’Institut canadien d’information sur la santé décortique aussi les données par départements et par types de diagnostic. « Par exemple, on regarde combien de patients meurent à la suite d’un diagnostic d’infarctus du myocarde et on compare avec la moyenne des autres hôpitaux », illustre Claude Lemay.

Ces données permettent ensuite aux directions d’établissements d’avoir un portrait de la situation dans les différents départements et d’orienter leurs efforts d’amélioration.

C’est la première fois que l’ICIS inclut le Québec dans la diffusion de son indicateur. Pour la direction du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, c’est là une explication de l’apparente piètre performance de l’établissement.

« La codification des activités est faite de manière différente chez nous, indique le porte-parole de l’hôpital, Serge Boulard. Par exemple, certains patients aux soins palliatifs reçoivent certains traitements dans d’autres départements, ce qui brouille les données sur lesquelles se base l’ICIS. » Maintenant que l’Institut inclut la province dans son indicateur, la direction tentera d’ajuster son système de collecte de données pour que ce ratio puisse devenir un outil pour l’établissement.

La qualité des soins s’améliore au pays

« La mortalité lors d’hospitalisations dans les établissements de soins de courte durée baisse graduellement à l’échelle du pays depuis plusieurs années », observe Claude Lemay, de l'ICIS.

C’est que de plusieurs hôpitaux ont mis en place des programmes d’amélioration des soins, que ce soit la surveillance accrue des respirateurs artificiels, la réorganisation des soins ambulanciers ou l’isolement des patients en période d’infection.

 

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