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Déjà plus de 300 membres à Pointe-du-Lac

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24 octobre 2012
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Par Guillaume Jacob
TROIS-RIVIÈRES - 

Un an après sa création, le programme de surveillance de quartier dans le secteur Pointe-du-Lac compte déjà plus de 300 citoyens membres. Voulant étendre ce programme sur l’ensemble du territoire de la ville pour 2014, la Sécurité publique de Trois-Rivières vient de lancer un nouveau site web pour faciliter les inscriptions.

L’idée derrière le programme de surveillance de quartier est très simple, explique son coordonnateur, Renaud Labbé. « Devenir membre ne requiert pas de changer ses habitudes, il suffit d’ouvrir l’œil et de nous aviser lorsqu’on remarque quelque chose d’anormal. Les policiers ne peuvent pas être dans toutes les rues et les parcs, mais les citoyens peuvent leur fournir une foule d’informations qui sauront leur être utiles. »

La surveillance de quartier a commencé en septembre 2011 dans le secteur Pointe-du-Lac et une partie de Trois-Rivières Ouest, et a depuis été instaurée dans le « secteur de criminalité 6 », qui regroupe une partie des districts du Carmel et des Plateaux.

D’ici 2014, les huit « secteurs de criminalité » sur lesquels la Sécurité publique de Trois-Rivières se base seront couverts par le programme. Pour aider à son déploiement, un site web a été lancé qui pourra faciliter les inscriptions (www.surveillancedequartier.v3r.net).

Pour Renaud Labbé, le programme permet une meilleure collaboration entre la police et les citoyens, mais aussi entre les citoyens eux-mêmes. « On a voulu instaurer un canal de communication entre les citoyens et la Sécurité publique, mais on veut aussi que les gens sachent ce qui se passe dans leur quartier. »

Un homme avisé en vaut deux, dit l’adage. Pour M. Labbé, c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de sécurité. En effet, le coordonnateur raconte avoir lui-même été victime d’un cambriolage qui aurait pu être évité. « Je laissais ma porte-fenêtre ouverte pour laisser entrer l’air frais. J’étais au sous-sol et ma conjointe à l’étage. Les cambrioleurs ont sévi au rez-de-chaussée. Ils avaient eu recours au même modus operandi ailleurs dans le voisinage. Si je l’avais su, j’aurais évité de laisser ma porte-fenêtre ouverte. »

Or, la surveillance de quartier sert notamment à informer le voisinage lorsqu’une vague de crime aux circonstances similaires frappe un quartier. Des « responsables d’îlot » sont désignés pour assurer la bonne circulation de l’information entre les membres. Par exemple, le « secteur de criminalité 8 » est divisé en neuf îlots.

Francis Gobeil, directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières, indique que ce programme aide à contrer les crimes contre la propriété et au premier chef, les introductions par effraction. « C’est le genre de crime que la police a le plus de difficultés à résoudre. Ça prend de l’information, ça prend des gens qui ont vu des choses. »

 

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