Il semblerait que le nombre de maisons se vendant au-delà des 300 000$ soit en augmentation ces dernières années dans la région, selon les courtiers immobiliers avec lesquels l’Écho s’est entretenu. Les résidences valant plus d’un million de dollars sont également plus fréquentes en Mauricie.
Le marché des demeures prestigieuses semble avoir gagné de l’importance en Mauricie dernièrement. En effet, lors du dernier rôle d’évaluation, une seule résidence valait au-delà d’un million de dollars sur le territoire de la ville de Trois-Rivières. Sur le rôle qui entrera en fonction le 1er janvier 2013, on en trouve dorénavant quatre, situées dans les secteurs de Pointe-du-Lac et de Sainte-Marthe-du-Cap.
Les évaluations foncières augmentent suivant le cours de l’immobilier, mais toujours avec un peu de retard, selon Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. « C’est tout à fait normal que les maisons se vendent plus cher que l’évaluation municipale, c’est presque toujours le cas. Les évaluations sont réajustées par la suite », assure-t-il.
Il a été impossible de connaître le nombre de maisons de millionnaires se trouvant sur le territoire de la ville de Shawinigan.
Le bord de l’eau prisé
En général, ces maisons de millionnaires sont situées en bordure d’un cours d’eau. Quatre des cinq demeures figurant dans le palmarès de l’Écho s’y trouvent. « Les gens commencent à prendre conscience de la valeur des résidences riveraines », indique Steve Champoux, courtier chez Via Capitale Mauricie. « Si les acheteurs apprécient avoir un “monde reculé à eux”, ils souhaitent généralement aussi vivre près des services et des autoroutes, c’est pourquoi la Mauricie est particulièrement intéressante », ajoute-t-il.
Un marché instable
La majorité des maisons de notre top 5 est en vente depuis moins de trois mois, quelques semaines dans certains cas. Les courtiers s’entendent généralement pour dire qu’il s’agit d’un marché restreint. Certains sont confiants de pouvoir trouver preneur rapidement à l’international, alors que d’autres considèrent que 18 mois est un délai raisonnable pour ce type de résidences haut de gamme.
Sans hypothèque
Les millionnaires n’ont généralement pas besoin d’hypothèque. « C’est fréquemment payé cash », souligne Steve Champoux. La clientèle visée vient le plus souvent de l’extérieur du Québec.
Certains courtiers avouent avoir eu des demandes d’informations provenant de la Nouvelle-Angleterre, de la Chine et même d’Arabie-Saoudite. Pour d’autres, les acheteurs potentiels sont des retraités du Canada anglais (Toronto, Vancouver) qui veulent se payer un peu de rêve, à un coût moins élevé ici que dans l’Ouest du pays.
« C’est rare qu’on traite directement avec l’acheteur, il y a presque toujours des intermédiaires », explique Martin Dostie, courtier chez Sotheby’s. Les clients sont généralement des travailleurs autonomes, des personnalités publiques, des propriétaires de grandes entreprises ou des millionnaires de l’étranger, âgés d’au moins 40 ans pour la plupart.
Paradoxalement, selon les informations que l’Écho a pu obtenir, les propriétaires actuels de notre top 5 seraient tous Québécois.