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L’hippodrome de Trois-Rivières vibrera de nouveau

durée 17h41
6 septembre 2012
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Par Nicolas Ducharme
TROIS-RIVIÈRES - 

Les chevaux seront de retour à l’hippodrome de Trois-Rivières pour une première fois depuis 2008. Le Club jockey du Québec(CJDQ) présentera une douzaine de programmes d’ici la fin de l’année et espère ramener à l’avant-scène les courses sous harnais.

Fermé à la suite de la faillite de l’entreprise Attractions Hippiques, l’hippodrome de Trois-Rivières avait besoin d’un bon coup de dépoussiérage afin d’accueillir son premier programme, qui aura lieu ce dimanche. « Depuis le 24 mai, nous n’arrêtons pas », lance le directeur des opérations, François Carignan.

Effectivement, l’endroit est à son meilleur depuis longtemps. La piste a profité d’une nouvelle couche de gravier et le tableau indicateur au centre de l’ovale a été entièrement retapé. Pour le reste, l’immeuble de 3000 places était encore en excellente condition après avoir été rénové entièrement en 2007 au coût de 10 millions.

Durant les trois dernières années, le CJDQ a tenu des programmes à l’hippodrome de Québec, qui sera bientôt démoli pour faire place au nouveau Colisée. L’achat de la piste de Trois-Rivières, au coût de 4 millions $, est donc la première pièce dans le casse-tête qui pourrait permettre à l’industrie de retrouver ses lettres de noblesse. À une certaine époque, il se pariait 1 million $ par jour à l’hippodrome montréalais, Blue Bonnets.

Aujourd’hui, l’organisation vise de bien plus petites cibles et préfère y aller progressivement, plutôt que de tenter un retour en grande pompe qui pourrait bien ne pas atteindre le fil d’arrivée.

« Le modèle d’affaire du CJDQ est très différent de celui qui a été adopté par d’autres opérateurs par le passé. Nous devons vivre selon nos moyens, contrôler nos coûts et investir aux endroits névralgiques. Il faut aussi susciter le bénévolat dans l’industrie puisque nous avons une petite équipe, mais qui est très flexible », souligne Vincent Trudel, directeur général du CJDQ.

Salons de paris

Alors que les courses se dérouleront à Trois-Rivières, le CJDQ vise une expansion provinciale grâce à la construction de 10 salons de paris. Déjà, deux ont ouvert leurs portes, à Montréal et Boucherville. Les amateurs pourront aussi miser par l’entremise d’internet.

« Les sources de revenus actuelles permettront de générer des bourses annuelles pouvant atteindre 4 millions $ d’ici cinq ans, explique le président du CJDQ, Tony Infilise. Pour assurer la viabilité de l’industrie, il faudrait par contre atteindre de 10 à 12 millions $ d’ici cinq ans. »

De meilleures bourses

Le CJDQ réinjecte systématiquement tous ses bénéfices dans l’industrie puisqu’il s’agit d’un organisme à but non lucratif. On espère ainsi que de meilleures bourses attireront des bêtes plus rapides et que les parieurs seront ainsi davantage tentés de parier sur les activités hippiques québécoises.

« La qualité (des chevaux) va augmenter avec les années et les propriétaires de Montréal pourront venir ici pour voir courser leurs chevaux, alors qu’ils vont en Ontario présentement. Mais pour ce faire, tout est relié avec la qualité des bourses que nous allons offrir. Ce n’est pas la quantité de programmes qui est importante, mais la qualité. Il faudra créer des événements », mentionne Guy Corbeil, vice-président du CJDQ.

Celui-ci répète d’ailleurs que la piste de l’hippodrome trifluvien n’aura jamais eu droit à un tel spectacle.

« À l’époque, il se pariait 100 000$ à Trois-Rivières, et ce n’était pas la meilleure qualité de chevaux. Cette fois, Trois-Rivières devient la plaque tournante des courses de chevaux. »

 

 

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